Mérule expert
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Le Monde des Champignons
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Le monde des champignons, y compris ce qu'on appelle les moisissures et les levures, est vaste. On en connaît environ 200 000 espèces, mais leur nombre est estimé à 1 500 000 espèces.

Ce monde fongique est reconnu, par le fait de caractères propres, comme un monde vivant à part, un règne à part parmi les règnes vivants, un règne qui n'est ni végétal, ni animal, mais fongique. Un des caractères importants qui le distingue des végétaux est l'absence de chlorophylle, la composition des parois cellulaires faites en majeure partie de chitine, une chitine proche de celle des Arthropodes, et enfin, la présence de glycogène. Hétérotrophes comme les animaux, les champignons connaissent comme eux quatre modes de vie : le parasitisme d'autres êtres vivants (animaux, végétaux, champignons ou protistes), la symbiose avec plantes et animaux, l'association à d'autres êtres vivants pouvant devenir déprédative, et la saprobie ou la vie grâce à la dégradation de matières organiques mortes.
La connaissance de la diversité fongique se construit par l'observation, la taxonomie, la nomenclature, la classification et l'identification.


1 - La taxonomie est la caractérisation et la distinction des taxons (espèces) basées sur l'observation de caractères précis. C'est reconnaître les individus qui se ressemblent au point de former un ensemble homogène par certains caractères communs et différant d'autres ensembles d'individus par d'autres caractères. Un individu est choisi dans cet ensemble homogène (taxon) comme spécimen de référence, le type.
Une épithète propre est alors donnée à cet individu type représentant le taxon, et constituera la partie essentielle du nom de l'espèce.


2 - La classification est le classement des espèces dans un système hiérarchique de ressemblance morphologique et biologique. L'espèce y est classée dans un genre et en reçoit le nom. L'épithète d'espèce jointe au nom de genre forme le binôme, nom qui désigne l'espèce. Ex. : Serpula lacrymans nom scientifique de la Mérule.


3 - La nomenclature règle la constitution des noms, leur validité, leur légitimité et leur priorité ou leur synonymie, retenant ainsi un seul nom correct par taxon.
L'identification est la décision de considérer un individu comme appartenant à un taxon connu et de lui attribuer le nom de ce taxon. Si aucune identification ne peut être atteinte, le spécimen peut représenter un taxon non encore décrit, c'est donc une nouvelle espèce.


Taxonomie, classification, nomenclature et identification reposent donc sur l'observation des caractères morphologiques macroscopiques et microscopiques des individus. C'est cette méthode qui est utilisée dans nos analyses.

Positions des champignons dans le monde vivant
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Les travaux issus de Linné avaient conclu à classer les champignons parmi les plantes sans chlorophylle. Ils constituent de nos jours un règne à part entière : les FUNGI (ou MYCOTA). Les champignons qui nous intéressent ici, font partie de la sous-classe des Eumycota, et ils sont en fait très proches des animaux.

La FONGE représente donc le monde des champignons, la faune celui des animaux et la flore celui des plantes.

CLASSIFICATION

Les scientifiques qui étudient les organismes vivants regroupent ces organismes en fonction de caractères communs qu'ils partagent. Le code international de nomenclature nous oblige à utiliser un nom officiel (un binôme) composé d'un non de genre (Serpula) et d'un nom d'espèce (lacrymans) en latin, suivi des noms du ou des auteurs ayant étudié et publié l'espèce en question. Ce qui donne Serpula lacrymans (Wulfen : Fr.) Schroeter, pour la Mérule.

LE MODE DE VIE

Les champignons sont donc des êtres vivants singuliers qui ne possèdent pas de chlorophylle ce qui les éloignent des plantes, en revanche ils possèdent de la chitine et du glycogène propres aux animaux ! Ne pouvant donc pas assurer la photosynthèse, ils sont donc hétérotrophes et vont donc adopter différents mode de vie :

La symbiose, par l'intermédiaire des mycorhizes, qui est une association à bénéfice réciproque entre les plantes et les champignons.

Le parasitisme, les champignons se développe aux dépens d'êtres vivants (plantes, animaux, voire champignons)

Le saprotrophisme (ou la saprotrophie), les champignons se nourrissent alors de matière organique morte, comme le bois ouvré. Ce sont ceux qui nous intéressent ici. Le terme de champignon parasite est donc utilisé à tort pour les champignons lignivores et xylophages dans le bâti.

Pour donner une idée du nombre de champignons connus dans une région, voici quelques exemples :

Environ 23 000 espèces en Europe, 17000 en France, 7500 espèces pour la Lorraine et 5500 espèces rien que pour l'Alsace, alors qu'on ne compte environ que 350 espèces d'oiseaux pour tout l'hexagone ! Les champignons font partie du plus grand groupe d'êtres vivants terrestre de la planète, après les insectes. Cependant ils jouent un rôle indispensable et incontournable dans les écosystèmes naturels.

La Mérule peut ressembler à une tarte ou à une pizza de couleur rouille bordée de blanc, quand elle est mûre, mais on connaît bien des formes, des couleurs différentes selon la situation dans les bâtiments, en fonction de l'hygrométrie, de la chaleur et de la lumière. Faut-il encore que le champignon ait produit sa "fructification".

En effet, si l'on compare un champignon avec un arbre (prenons un pommier), le mycélium est la partie végétative, ce qui pourrait correspondre aux racines, au tronc, aux branches et aux feuilles de notre pommier, le sporophore (la partie reproductrice ou fructification) n'est en fait que le fruit (la pomme) et les spores, seraient les pépins.

Nous avons bien souvent à faire au seul mycélium, qu'il n'est pas simple de pouvoir identifier, et en aucun cas sur le terrain. Si tel état le cas, on aurait alors à faire à un charlatan, voire à un escroc ! Il est donc impératif d'effectuer un ou des prélèvements aux fins d'analyses, avant de pouvoir éventuellement se prononcer sur l'espèce. Outre les caractères organoleptiques indispensables, macroscopiques et microscopiques (les deux étant indissociables), on s'aidera de l'environnement dans lequel a été prélevé le champignon, la nature du bois et sa pourriture (blanche ou brune) et on gardera toujours à l'esprit qu'un champignon est un être vivant qui évoluent et change de physionomie tout au long de sa croissance, avant de mettre un nom sur un champignon.

Suivant les genres et les espèces, les essences du bois et l'environnement propice ou non, différents types de dégradations vont se produire (les différents types de pourritures étant décrites ci-dessous).

Certains champignons vont émettre plus ou moins d'odeurs (des métabolites). c'est ainsi que l'on connaît l'odeur caractéristique de champignon, dite odeur fongique, produites par le mycélium ou les sporophores (suivant les espèces) et qui résultent de la production d'alcools à longue chaîne tels que le 1-octèn-3ol ou des cétones comme la 1-octèn-3-one. En arrivant dans un bâtiment contaminé, l'expert perçoit souvent cette odeur singulière et caractéristique de Mérule, qui peut conforter son analyse.

Processus de développement
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Le processus de développement, de propagation et d'infestation


Les champignons xylophages, comme d'ailleurs tous les champignons de la planète sont constitués d'hyphes.

1. Les champignons xylophages


Caractères généraux


Les champignons, ne possédant pas de chlorophylle, ne peuvent pas, comme les plantes vertes fabriquer à partir du gaz carbonique de l’air les produits carbonés nécessaires à leur nutrition, en conséquence ils ne peuvent vivre qu’aux dépens de produits carbonés élaborés par d’autres plantes (ou animaux, voire champignons) vivantes ou mortes.

Les champignons dits à tort lignivores car tous ne consomment pas uniquement la lignine, sont en fait des champignons xylophages.
Ils tirent du bois les substances carbonées dont ils ont besoin. Ce sont des substances nutritives ou de réserve, comme l’amidon, contenues dans le tissu parenchymateux.
Ils attaquent les arbres sur pied ou les bois fraîchement abattus, ils sont alors qualifiés de parasites.

Lorsqu’ils assurent leur nutrition aux dépens de tissus morts (bois abattus mais pas frais ou mis en œuvre) ils sont dits saprotrophes, c’est le cas des champignons rencontrés dans la construction et qui nous intéressent particulièrement ici.

Morphologie générale
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Ils se reproduisent par des corpuscules communément appelés spores, analogues aux graines des plantes supérieures, mais microscopiques et habituellement beaucoup plus nombreuses.

Les spores qui tombent dans un milieu humide favorable germent un peu à la manière des graines. La paroi de la spore éclate, donnant naissance à un filament minuscule (0,5 à 0,7 μm de diamètre), l'hyphe. L'hyphe se ramifie et les filaments ténus s'infiltrent dans le bois sur lequel les hyphes croissent. L’ensemble des hyphes constitue le mycélium. Les hyphes sont constituées de cellules incolores, cylindriques, placées les unes à la suite des autres. Chez les Basidiomycètes, au niveau des cloisons transversales qui séparent les cellules entre elles, le filament présente souvent une protubérance appelée boucle ou anse d’anastomose. Leur croissance se fait par formation de nouvelles cellules à leur extrémité, et en même temps des branches latérales apparaissent ; leur multiplication aboutit à la constitution d’un vaste réseau de cellules toutes semblables.

Différents types d'hyphes
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On connaît  plusieurs types d'hyphes :
les hyphes génératrices, les hyphes squelettiques et les hyphes ligatives.


Le mitisme ou système hyphal s'applique à des champignons dont la consistance devient surtout subéreuse, coriace ou ligneuse avec l'âge. Mais on peut aussi parfois l'utiliser dans d'autres cas.

Les hyphes génératrices sont les hyphes vivantes. Elles se colorent aux colorants vitaux, comme la Phloxine. Elles ont des septa, des boucles ou non, des parois minces à épaisses. On les trouve dans tous les champignons. Les lamellés sont constitués presque uniquement de ces hyphes. Les squelettiques sont des hyphes de squelette, de support., qui confèrent une certaine rigidité. Elles n'ont jamais de septa ni de boucles, mais toujours des parois épaisses. Elles ne se colorent pas en rouge intense à la Phloxine, puisqu'elles n'ont pas de cytoplasme vivant. Les ligatives ont les mêmes propriétés que les squelettiques, mais elles sont tortueuses, contournées, souvent très ramifiées, de longueur limitée, normalement de diamètre plus petit, s'atténuant aux extrémités. Elles relient les squelettiques entre elles.

Les hyphes squelettiques et les ligatives sont dites végétatives puisqu'elles ne donnent pas vie au champignon.

Les différents cas :

1- présence d'un seul type d'hyphe = système hyphal monomitique

ex. : les lamellés Tapinella panuoides

2 - présence de deux types d'hyphes = système hyphal dimitique : hyphes génératrices + hyphes squelettiques

Fibroporia vaillantii

3- présence de trois types d'hyphes = système hyphal trimitique : hyphes génératrices + hyphes squelettiques et ligatives

ex. : les polypores Phellinus contiguus

Évidemment, les polypores (au sens large) sont les mieux placés pour l'étude du mitisme. Mais, il faut savoir qu'il y en a de coriaces ou de ligneux et alors ils deviennent difficiles à étudier. La chair (ou trame) est le meilleur endroit pour les prélèvements afin d'étudier le mitisme, mais il faut savoir que ce dernier peut varier de la chair à l'hyménophore, que la chair peut être monomitique et l'hyménophore dimitique par exemple ou encore que les hyphes ligatives peuvent se trouver à l'un ou l'autre de ces deux endroits.

L'étude des polypores ne peut se faire sans connaître leur mitisme, malgré que ce dernier ne soit pas toujours facile à démonter et à délimiter.

Développement des hyphes
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Les hyphes se développent dans les lumens des cellules ligneuses : trachéides, fibres, vaisseaux, et se ramifient dans tout le plan ligneux. Au début de l’envahissement, le passage d’une cellule à l’autre se fait grâce aux ponctuations de la membrane. Par la suite, l’hyphe peut passer à travers la paroi cellulaire en émettant des enzymes spécifiques pouvant dissoudre la lignine, la cellulose, les hémicelluloses ou l’ensemble des constituants de la paroi cellulaire.

Ces enzymes, comparables aux diastases du tube digestif des animaux, ont la propriété de réduire les composés insolubles comme la cellulose en produits solubles, que les cellules du champignon peuvent assimiler pour sa nutrition. Ainsi, la mérule décompose la cellulose par émission de cellulases et de glucanases, et les hémicelluloses par émission de xylanases et xylosidases qui coupent les chaînes des polymères en unités élémentaires de glucose.

Chez la plupart des champignons lignivores, lorsque l’invasion du bois est assez avancée, le mycélium se présente sous forme d’éléments de dimensions variées résultant de l’agrégation des hyphes qui forment des plaques de consistance variable, plus ou moins épaisses, recouvrant la surface du bois ou se développant à l’intérieur même du bois ; ces éléments sont appelés xylostromes.
Les formations végétatives sont parfois plus épaisses et prennent la forme de coussinets plus ou moins renflés. L’agrégation des hyphes peut donner lieu chez certaines espèces à la formation de cordonnets dont le diamètre peut atteindre plusieurs millimètres ; ces éléments végétatifs sont appelés rhizomorphes ; ils sont capables de transporter les substances nutritives et l’eau vers les zones de croissance active du mycélium.

Ces éléments sont en général colorés, alors que les hyphes du mycélium sont hyalines (transparentes).

Le sporophore (fructification)
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    Quand les conditions sont favorables, à un stade déjà avancé de l’attaque, le champignon se manifeste à l’extérieur du bois par les spores reproductrices ; ce sont les sporophores qui portent l’hyménium, tissu capable de donner naissance aux cellules reproductrices appelées spores. La forme (croûte, assiette, console, etc.), la couleur et la nature des sporophores sont les indices les plus utiles au diagnostic.

    Les spores sont unicellulaires, riches en matières nutritives, de forme ovoïde ou sphérique, elles mesurent quelques microns (9 à 10 μm de long par 5 à 6 μm de large pour la spore de mérule). Quand les spores sont mûres, elles sont libérées dans l’atmosphère, emportées par les mouvements de l’air, par l’eau et par les insectes.

    La reproduction de l’espèce est ainsi assurée, un sporophore pouvant émettre des milliards de spores. Les spores sont en général colorées et donnent ainsi au sporophore une coloration spécifique à l’espèce. En germant, la spore engendre un nouveau mycélium ; le pouvoir germinatif dure longtemps et ne souffre guère de conditions extrêmes.

    Le champignon se propage aussi par le mycélium : le repiquage peut se produire, une pièce de bois attaquée peut en contaminer une autre quand les conditions ambiantes sont favorables.

Cycle de développement
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    Les spores émises par l’hyménium de la fructification sont disséminées par le vent, l’eau, les insectes (spores des agents de bleuissement emportées par des Scolytides de l’écore comme les Bostryches très présents dans l'Est de la France), etc. Si elles tombent sur du bois dont l’humidité est supérieure en moyenne à 30%, elles germent en émettant des filaments qui vont dans un premier temps pénétrer dans le bois par toutes les voies d’accès permises par l’anatomie de la cellule ligneuse : ponctuations, perforations, sections transversales des éléments de fibres ou de vaisseaux, etc.

    Les hyphes des champignons lignivores installées dans le bois vont alors produire des enzymes pouvant dissoudre les constituants cellulaires, la matière bois est absorbée et peu à peu détruite, le matériau perd ses propriétés mécaniques. C’est la pourriture du bois, qui peut prendre différents aspects en fonction de l’élément consommé.

    Quand les conditions ambiantes sont favorables, une nouvelle fructification est alors formée à partir du bois dégradé, de nouvelles spores en seront issues qui infesteront de nouveaux bois humides, le cycle est bouclé.

Développement & spores
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Deux spores de sexes différents germent, et donnent naissance à deux mycéliums primaires de sexes différents, qui se rejoignent pour former un mycélium secondaire, qui donnera lui même naissance à un sporophore (le "fruit") avec basides capables de produire de nouvelles spores.

Mycélium dans le bois
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Le mycélium s'insère dans les fissures du bois, que ce soit comme ici dans un tronc d'arbre en pleine nature, mais aussi bien dans le bois œuvré des maisons. C'est bien cette partie invisible, mais active, qui détruit le bois en consommant de préférence la cellulose dans le cas de la mérule.

Apparence du mycélium
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Le mycélium devient visible, ici en blanc, sur la surface du bois qui est déjà craquelé, donnant cet aspect caractéristique de la pourriture cubique au bois ayant perdu toute sa résistance physique.

Les syrrotes
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Ce qui se cache derrière une plinthe !

La Mérule est responsable d'une pourriture sèche, cubique et de coloration brun rouge sur les bois attaqués, par sécrétion d'enzymes (endoglucanases et hémicellulases) qui dépolymérisent la cellulose et l'hémicellulose, tandis que la dégradation de la lignine reste limitée.
Ce type de pourriture cubique (ou pourriture sèche) est dû au clivage du bois selon ses trois dimensions donnant des cubes ou des parallélépipèdes. Des dislocations ont lieu entre les cellules de la lamelle moyenne et conduisent à une perte de cohésion des éléments du plan ligneux : le bois perd toute résistance mécanique. Seule subsiste la lignine déméthylée, responsable de la couleur brune. Le bois, sec au toucher, se présente sous forme de petits cubes qui se réduisent en poudre sous la pression du doigt.

Champignons lignicoles et xylophages
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Les champignons lignicoles


Les champignons lignicoles se nourrissent des molécules de réserves présentes dans le bois, ils ne possèdent pas les enzymes capables de dégrader les composés structuraux du bois tels que la lignine et la cellulose. La plupart du temps, ils sont responsables de coloration qui n’a d’impact que sur l’esthétique du bois. Ils n’engendrent pas de détérioration des propriétés mécaniques.

Les champignons xylophages (dits lignivores)

Les champignons xylophages possèdent toutes les enzymes capables d’hydrolyser les composants structuraux du bois. Le bois attaqué perd de sa résistance mécanique jusqu’à la ruine de l’ouvrage. Les champignons lignivores sont composés des pourritures sèches brunes ou cubiques, des pourritures blanches ou fibreuses, et les pourritures molles.

Pourritures brunes ou cubiques

Ces pourritures attaquent principalement la cellulose. Le bois attaqué prend une couleur brune et se craquèle en nombreux petits cubes d’où le nom de ces pourritures. Les champignons formant ces pourritures sont des basidiomycètes. Les mérules, les coniophores, les lenzites et autres Fibroporia font partie de cette catégorie.

Pourritures blanches ou fibreuses

Le bois attaqué par ces pourritures devient blanc avec un aspect fibreux. Les champignons pour ce type de moisissures sont des basidiomycètes. Ils sont capables d’hydrolyser la lignine et la cellulose tel que Trametes versicolor ou Donkioporia expansa.

Pourritures molles

Le bois attaqué devient noire, en séchant ils se forment des cubes plus petits que ceux formés par une pourriture cubique. Les champignons sont des ascomycètes, ils nécessitent une humidité plus importante, ces champignons apprécient la présence de sels minéraux. Pour toutes ces raisons, ces champignons sont souvent rencontrés sur des éléments en contact avec le sol (poteaux). Chaetomium globosum et Hypocrea rufa sontt les principaux agents de la pourriture molle.

La meilleure méthode de lutte contre les champignons reste la prévention constructive. Les champignons nécessitent des conditions très particulières pour leur développement. Ces conditions peuvent être évitées avec une bonne réflexion sur la mise en oeuvre du matériau bois. Ainsi, cette prévention repose sur deux principes fondamentaux :
– l’eau ne doit pas pénétrer dans le bois,
– si l’eau pénètre le bois, elle doit être évacuée très vite.

Ainsi, certaines précautions doivent être prises. Il faut protéger le bois de bout qui est plus apte a absorbé l’eau, car les fibres du bois sont coupées, éviter les pièges à eau (surface plane, assemblage), éviter les contacts directs avec le sol, etc (Trouy-Triboulot et Triboulot, 2012).
Une autre méthode permettant de protéger le bois est de maintenir son taux d’humidité supérieur a 80 % privant le champignon de l’oxygène, il ne peut pas se développer dans le bois.

Bleuissements
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Champignons dits "du bleuissement"

    On parle de bleuissement du bois quand celui-ci présente des colorations bleues à bleu noir ou gris ardoise, plus ou moins foncée, provoquées par des champignons décolorant le bois. Le bleuissement du bois est considéré comme un défaut par les professionnels de la filière bois, le bois bleuté est donc trié car il ne peut pas toujours être utilisé. Les acteurs de la filière bois connaissent bien ce phénomène de bleuissement du bois qui est un agent naturel de coloration. Elles se voient sous la forme de bandes ou de flammes d'importance variable, qui, en section transversale, suivent les rayons du bois. L'intensité de la couleur dépend de l'humidité  et de la profondeur des couches de bois touchées. Seul l'aubier du bois est atteint.
En fait ce n'est pas le bois qui est coloré, mais ce sont filaments mycéliens des champignons imbriqués dans les cellules du bois. Les filaments (mycélium) de champignons insérés au travers des cellules de bois, passent d'une couleur brun foncé à une coloration bleutée, sous l'effet d'un phénomène de diffraction de la lumière. Parfois de minuscules tâches noires apparaissent en surface.

Les champignons provoquant un bleuissement vivent des substances du bois, mais ils n'altèrent pas le bois dans sa structure, ne provoquent pas de pourritures ou caries. En conséquence le bois perd sa couleur, mais pas sa solidité et sa résistance.

Quels sont les champignons responsables de bleuissements ?

Les colorations sont provoquées par les champignons de la calsse des Ascomycètes ou des Deuteromycètes. A ce jour, quelques 250 sortes différentes de champignons provoquant un bleuissement sont connues.

ASCOMYCETES : Plusieures espèces du genre Ceratocystis sont responsable de bleuissment du bois, notamment Ceratocystis fagacearum, Ceratocystis platani ou encore Ceratocystis montia, pour ne citer que ces trois espèces.

DEUTEROMYCETES : Plusieurs genres sont responsables, dont Aureobasidium, Alternaria et Cladosporium et concernent surtout les espèces suivantes :
Aureobasidium pullulans, Alternaria alternata, Cladosporium herbarum et Cladosporium cladosporioides...

Un bleuissement a souvent plusieurs causes. Pour identifier les différentes espèces responsables, des examens microscopiques sont indispensables.

Comment le bois est-il attaqué ?

Les dégâts apparaissent surtout sur les résineux. Le bois de pin est particulièrement menacé, mais également l’épicéa, le sapin, le mélèze (pourtant réputé imputrécible) ainsi que quelques espèces de feuillus comme le hêtre et certains bois importés (limba, sapin du Brésil, koto) peuvent être attaquées.

La contamination du bois s’effectue de différentes manières. Les spores des champignons se répandent sous l’influence de l’air, des insectes ou de la pluie. Les champignons provoquant des bleuissements se distinguent par leurs besoins. dont les facteurs déterminants sont la température et l’humidité du bois.

Différentes sortes de bleuissement

On distingue le bleuissement du bois sur pied, le bleuissement du bois de sciage et le bleuissement secondaire.

Les champignons provoquant le bleuissement du bois sur pied attaquent le bois très humide. Ils peuvent déjà s’attaquer aux grumes entreposées dans la forêt. Certes, le bois fraîchement scié n’est pas attaqué, mais dès la moindre réduction du taux d’humidité dans le bois, les champignons peuvent se répandre dans l’aubier. Le bleuissement du bois sur pied est provoqué surtout par les espèces des genres Ceratocystis et Ophiostoma. 

Bois de grume protégé - Bois de grume non protégé, bleuté

Les champignons provoquant le bleuissement sur le bois de sciage attaquent le bois un peu plus sec (planches et madriers fraîchement sciés). Ils apparaissent, après le sciage des troncs, sur les palettes mal empilées ou mal sèchées.

Les champignons provoquant le bleuissement secondaire attaquent le bois déjà traité, vernis ou non. L’humidité et les spores des champignons pénètrent dans le bois par les fissures qui se trouvent dans le vernis. Les champignons se développent sous la couche de vernis et, des mois plus tard, des fructifications peuvent la soulever et l’endommager.

Pourquoi le bois devient-il bleu ?

Après la germination, les pores donnent naissance à l’hyphe (cellule du champignon), pour former le mycélium (partie végétative et pérenne) des champignons. Le mycélium est tout d’abord hyalin, comme vitreux et se répand à l’intérieur du bois, surtout à travers les rayons. A un stade  de développement plus avancé, se forment des pigments marron (les mélanines) dans les hyphes. La coloration bleue du bois provient de la luminescence des hyphes, devenues foncées en raison des dépôts de mélanine. L’aspect bleuté du bois n'est qu'un effet d'optique. La coloration du bois bleuté dépend de la concentration des pigments et de la quantité d’hyphes dans le bois. Plus le mycélium est dense, plus il y a d’hyphes dans le bois et plus la coloration est foncée.

Comment se protéger ?

Le danger d’une attaque de bleuissement sur le bois de pied peut être réduit si le moment est bien choisi pour abattre les arbres, si les grumes sont stockées dans des conditions favorables et surtout si le bois est usiné rapidement.
Dans les scieries, pendant la phase de séchage du bois de grume fraîchement scié, le danger d’une attaque est particulièrement grand. Des produits de protection anti-bleuissement, provisoirement efficaces et écologiques, protègent le bois pendant la phase de séchage, empêchant ainsi une perte de la valeur du bois.

Une imprégnation, faite par exemple au cours du procédé d’imprégnation double-vide, protège le bois d’une attaque de bleuissement secondaire et évite ainsi des travaux de rénovation importants sur les bois vernis.

Fomitopsis pinicola
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Fomitopsis pinicola (Sw.) P. Karst.
Fomitopsis pinicola (Fr.) Karst. (= Fomes marginatus Pers. : Fr. ; Polyporus pinicola Sw. : Fr. ;
Fomes ungulatus (Schaeff.) Sacc. ; Polyporus marginatus Pers. : Fr.) 

    Fructification en console ou ongulée, fortement fixée au substrat, 5-25 cm de large, 5-15 cm de profondeur, 3-10 cm d'épaisseur, surface bosselée, ondulée et laissant voir les zones de croissance concentriques, dure, couverte d'une couche résineuse fondant sous l'effet de la chaleur d'une allumette allumée (soluble dans la potasse), tricolore : noirâtre à grisâtre vers le point de fixation, rouge-orangé, cinabre, vers la marge, jaunâtre à crème à l'extrême marge qui est arrondie en bourrelet. Face hyméniale inférieure avec des pores arrondis, 3-4 par mm, crème-jaunâtre à reflets citrins, crème-brunâtre, roussâtres au froissement, pouvant pleurer des gouttelettes limpides de sudation, tubes stratifiés, longs de 2-6 mm. Chair épaisse, crème, crème-ochracé, (typique), odeur acidulée (tabac ?), saveur amarescente. Spores longuement elliptiques, apiculées, lisses, hyalines, non amyloïdes, 6-8 x 3-3,5 μm. Trimitique : hyphes génératrices, cloisonnées et bouclées, x 1,5-3 μm, hyphes squelettiques à parois épaisses, x 4-6 μm, hyphes conjonctives courtement ramifiées, x 2-4 μm. Conifères et parfois feuillus (sur pin et sapin). AC. Partout. (Toute l'année).
Asterostroma cervicolor
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Cette espèce possède de grandes soies étoilées, des Asterosetae ou astérospinules à symétrie radiale, brun jaunâtre, à paroi épaisse, avec 3-8 rayons non ramifiés, remarquables et donnant au microscope l'information sur le genre.

Asterostroma cervicolor
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Mycélium imprégné d'astérospinules (visibles sous la loupe binoculaire) et sporophore peu épais, résupiné. 
Coniophore des caves - Coniophora puteana
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Coniophora puteana (Schum.:Fr.) P.Karsten

Nom vernaculaire : 
Coniophore des caves, appelé également Coniophore bosselé

Description :

    La partie végétative du coniophore des caves se compose d'un mycélium composé d'hyphes qui se développent dans les cavités du bois. En surface, les hyphes s'agglomèrent ou s'entremêlent pour former un amas cotonneux de couleur blanc jaunâtre, puis brun à brun foncé dans l’âge, soit des rhizomorphes bruns virant au noir en vieillissant. 

    Le sporophore développe une surface mince de couleur brun jaune à brun olivacé, formant une croûte, très fragile à l’état sec. La marge montre une couleur  blanc jaunâtre à brun jaunâtre.

Conditions de développement :  

• Température : de 5 à 35 °C, optimum de 22 à 26 °C,
• Humidité du bois : de 50 à 60 %,
• Atmosphère confinée et obscurité (Il est tout aussi destructeur que la Mérule et comme son nom l'indique, il se développe dans les caves, mais on le trouve également dans les cales des bateaux, les greniers et les planchers. Il attaque aussi bien le bois de feuillus que le bois de résineux.)
    Très voisin des espèces du genre Merulius (mérules), il est cependant moins fréquent à cause de ses besoins supérieurs en eau. Ses rhizomorphes ne sont pas capables de transporter d'eau, son mycélium est plus clairsemé. La confusion entre les deux champignons est cependant possible sur le terrain.

Signes distinctifs :

    Dans des conditions de croissance normales, le Coniophore des caves ne forme qu'un maigre mycélium à la surface des matériaux infestés. On reconnaît généralement le Coniophore des caves à ses cordonnets brun foncé, ramifiés à la manière de racines, cassants et filiformes. Les jeunes cordonnets sont assez discrets, mais présentent déjà le schéma d'une ramification typique des vieux filaments. Ils sont de couleur crème, passent ensuite du gris clair au brun clair et deviennent finalement noirs. La plupart des cordonnets capilliformes se détachent difficilement du bois, ils se cassent généralement lorsqu'on essaie de les enlever. La fructification du Coniophore forme une pellicule fine en forme de croûte et ressemble à une verrue. Elle est brune (brun rouge à olivâtre) avec un bord blanc jaunâtre et fermement accrochée à la surface. Dans le cas présent, il est rare de trouver des cordonnets tout près des fructifications. Les spores de Coniophora puteana sont vert olive, mais on les trouve rarement dans les bâtiments et  elles ne sont perceptibles qu'au microscope optique.

Moyens de lutte :

    Vu que tous les champignons détruisent au moins une des substances du bois, un assainissement s’impose dans les plus brefs délais lors su'une attaque fongique est diagnostiquée. Ainsi, il est encore possible d’éviter que les dégâts s’étendent à tout le bâtiment. 
    Le choix du procédé optimal, l’utilisation de produits de haute qualité certifiés et l’exécution des travaux par des sapiteurs spécialiés sont les meilleures garanties d’une éradication durable.

Dégâts dus au Coniophore
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Les dégâts occasionnés par le Coniophore des caves Coniophora puteana peuvent être tout aussi dramatiques que ceux occasionnés par une Mérule. il y a donc lieu de rester vigilent, pour toute forme d'attaque de champignons xylophage.

On voit ici un plancher et des lambris entièrement touchés et décomposés, sans compter que des pièces de bois porteuses internes sont touchées. La cellulose est décomposé, le mycélium provoque une pourriture cubique importante et destructrice.

Lenzite des poutres
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Gloeophyllum sepiarium (Wulf.). Karst

Le Lenzite des Poutres ou encore Lenzite des clôtures dont le nom scientifique est Gloeophyllum sepiarium (Wulf.). Karst, fait partie des champignons provoquant une pourriture cubique brune ou brun rouge.
Ce champignon lignivore est toujours rencontré à l'air libre et il est capable de résister facilement à des alternances d'humidité et de sécheresse. Ce champignon dégrade les barrières, les balustrades de balcons, les poteaux, les piles de pont et les lamellés-collés extérieurs. 

    Le développement du Lenzite des poutres se décompose en 2 phases :
1 • Formation végétative (mycélium) : Le champignon lors de cette phase est de couleur jaune ou brunâtre. Il apparaît en masses cotonneuses.
2 • Fructification (sporophore) : Dans cette dernière phase, le Lenzite des poutres est jaune ou orange à l'état frais. On peut apercevoir des consoles de petites tailles à face supérieure rousse duveteuse. Sur la face inférieure les lames sont jaunes. Ces dernières peuvent être jointives et former des tubes réguliers. 

    Conditions de développement :
Le Lenzite des poutres est très tenace. Il résiste à une humidité inférieure à 20% dans du bois secs et peut même se développer à des taux d'humidité très élevés (supérieurs à 50%).
Il s'agit de l’un des champignons lignivores le plus répandu en France. Il est fréquent de le trouver sur les bois résineux et surtout sur le bois d'œuvre à l'extérieur.

Ce champignon aime particulièrement toutes les essences résineuses (aubier et duramen) qui se décomposent en morceaux cubiques lorsqu'elles sont attaquées.
Au début de l'attaque le bois est jaunâtre. On aperçoit aussi un clivage selon les cernes annuels du bois. Le découpage lui est suivant les trois plans rectangulaires. Il s’agit donc d’un redoutable champignon xylophage qui se développe principalement sur bois œuvrés, mais également sur bois vivant, notamment l’épicéa ou le pin. Les sporophores (fructifications) sont annuels, mais les anciens sporophores peuvent subsister plusieurs années sur leur support. Il est responsable d’une pourriture très active, de type cubique rouge à brun rouge et sèche qui décompose la cellulose du bois. C’est un champignon relativement courant dans la nature et très virulent sur les bois œuvrés.

Signes distinctifs :
En règle générale, le Lenzite ne forme pas de mycélium en surface. La dégradation visible par une pourriture brune, commence à l'intérieur du bois et ne se remarque généralement que lorsqu'elle atteint le stade final qui coïncide presque toujours avec l'apparition de sporophores. Au premier stade de la contamination, le bois présente un entrelacs de lignes brun jaune qui prennent plus tard une coloration brun rouge. Le Lenzite se forme préférentiellement sur la face avant du bois et peut adopter des formes très diverses. Les sporophores normaux ressemblent à des consoles en forme de demi-cercle sortant du bois et courbées vers le haut. Les spores du Lenzite se caractérisent par une faculté germinative très élevée.

DESCRIPTION :

Sporophore :
Annuel ou continuant sa croissance l'année suivante, sessile, semi-circulaire lorsque croissant sur le côté d'un tronc, circulaire et fixé par le centre lorsque sur le dessus, 2-10 cm de large, 0,3-1 cm d'épais, toutes les parties noircissant à l'hydroxyde de potassium; à chair 1-5 mm d'épaisseur, coriace au début puis subéreuse (consistance du liège), jaune brunâtre à brun rouille. Face supérieure : sèche, strigueuse-feutrée, surtout vers la marge, glabrescente vers le point d'attache, concentriquement zonée et présentant une gradation de couleurs, blanchâtre à jaune ocre ou jaune orangé à la marge en période de croissance active, brun rouille au milieu, brun foncé à noirâtre vers le point d'attache, devenant globalement plus foncé et plus grisâtre en vieillissant. Face inférieure : lamellée, 15-20 lames par cm à la marge; aux lames fourchues et anastomosées, incorporant de petits pores par endroits, blanchâtres à jaune ocre en période de croissance active, devenant brun rouille et brun grisâtre avec l'âge.

Spores : cylindriques, lisses, hyalines dans KOH, 8-13 x 3-5 μm. Sporée blanche. Basides souvent allongées. Cystides cylindriques, jusqu'à environ 100 x 10 μ. Système des hyphes : Trimitique.

Habitat : Solitaire ou en groupes sur les troncs morts de conifères, en particulier ceux exposés au soleil, sur bois brûlés, à l'orée des bois et sur les bois ouvrés des bbâtiments. Comme il est plus ou moins vivace et qu'il sèche au lieu de se décomposer, on peut le rencontrer toute l'année. Les individus qui ne reprennent pas vie au printemps, sont d'un brun grisâtre terne. Commun. Produit une pourriture cubique du bois.

Réaction chimique : KOH noir sur la chair et Spores blanches.

Lenzite des feuillus
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Gloeophyllum trabeum (Pers.) Murrill
N. Amer. Fl. (New York) 9(2): 129, 1908.

Description :

Basidiome annuel à pérenne, résupiné, effusé-réfléchi à sessile à chapeau jusqu'à 8 cm de longueur, 3 cm de largeur, rarement > 8 mm d'épaisseur à la base, dimidié, allongé le long des craques du bois, coriace et tenace, finement velouté à tomenteux-apprimé au début, ± glabre et lisse avec l'âge ou avec de très petites protubérances rugueuses, plus rarement hispide avec touffes d'hyphes grossières et larges à la base, semblant plus fréquentes sur les basidiomes en rosette, presque azoné à légèrement zoné, sépia chaud à brun ambre au début, grisâtre avec l'âge, plus pâle vers la marge en croissance active

Hyménophore irrégulier, semi-lamellée ou labyrinthique à partiellement poroïde, ocre à brun ambre. Pores 2-4 par mm, à dissépiments très minces. Tubes ou lames souvent distinctement plus pâles que le contexte, surtout lorsque les tubes sont farcis d'hyphes, jusqu'à 4 mm de hauteur, à lames jusqu'à 4 par mm à la marge chez les spécimens lamellés. Sporée jaunâtre pâle.

Contexte à partie inférieure plus dense et partie supérieure plus lâche et cotonneuse, sans délimitation distincte entre les deux, sépia à brun ambre, jusqu'à 4 mm d'épaisseur.

Système hyphal dimitique à hyphes génératrices bouclées, à paroi mince, hyalines, plus larges dans le contexte que dans le subhyménium, 2,5-5 µm de diam.; hyphes squelettiques dominantes, non septées, à paroi épaissie, droites, non ramifiées, brun doré, jusqu'à 6 µm de diam.; hyphes des plus vieilles parties du contexte à paroi épaissie, très peu ramifiées aussi, jaune doré, pouvant représenter des hyphes ligatives pauvrement développées.

Basides clavées, à 4 stérigmates, bouclées à la base, 20-25 x 6-7µm.
Spores cylindriques, à paroi mince, lisses, hyalines, inamyloïdes, 7-10 x 3-4,5 µm.
Cystides présentes, fusoïdes à légèrement clavées-obtuses ou coniques et à apex aigu, à paroi mince, parfois plus épaissie à la base, parfois avec excrétion résineuse en petits globules, hyalines à légèrement jaune doré, surtout à la base, jusqu'à 30 µm de longueur, 4-5,5 µm de diam., souvent non émergentes.

Mode de croissance :
En amas imbriqués, souvent confluents latéralement ou en rosette à partir d'une base commune.

Substrat et type de carie :
Espèce saprotrophe venant sur bois mort, le plus souvent de feuillus, mais aussi de conifères, provoquant une carie brune (pourriture cubique), sur bois d'oeuvre structural surtout, sur Abies, Acer, Alnus, Betula, Fagus, Fraxinus, Larix, Malus, Picea, Pinus, Populus, Prunus, Quercus, Salix, Sorbus, Taxus, Tilia, Ulmus.

Distribution :
Espèce cosmopolite, largement répandue en Europe et notamment en France, en Amérique du Nord, dans le sud-est du Canada, connu également des Tropiques et de Chine.

Trametes versicolor
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Trametes versicolor (L.) Lloyd
Mycol. Notes (Cincinnati) 65: 1045, 1921 (1920).
Polypore chatoyant.

Description :

Basidiome
annuel, piléé-sessile, rarement effusé-réfléchi, très polymorphe à chapeau de 1-6 cm de largeur, 1-5 cm de longueur, 0,2-0,5 cm d'épaisseur à la base, semi-circulaire, dimidié à réniforme, flabelliforme, parfois presque orbiculaire, plan ou concave, coriace et flexible, mince, parfois papyracé, souvent aplani à la coupe, hirsute à tomenteux, finement velouté à soyeux, ridé radialement, de couleur très variable, avec zones concentriques très contrastantes, de divers tons de noirâtre, brunâtre, chamois, gris, brun rougeâtre, jaunâtre ou bleuâtre, rarement presque blanc à crème, à marge mince et aiguë, entière, flexueuse-ondulée, parfois plissée, lobée ou légèrement effritée, blanche à crème.

Hyménophore crème au début, jaunâtre, brun pâle à cendrée avec l'âge à pores réguliers, ronds à ± anguleux, 4-6 par mm, à dissépiments épais et entiers au début, minces, lacérés à dentés avec l'âge. Tubes décurrente sur le substrat, concolore et continue au contexte, jusqu'à 4 mm de longueur. Odeur parfois acidulée et saveur indistincte. Sporée blanche

Contexte fibreux-tenace, blanc à crème, avec mince zone noire sous le tomentum supérieur, jusqu'à 5 mm d'épaisseur.

Système hyphal trimitique à hyphes génératrices du contexte bouclées, à paroi mince, hyalines, 2,5-3 µm de diam. Hyphes squelettiques du contexte non septées, à paroi épaissie, sinueuses, hyalines, 4-8 µm de diam. Hyphes ligatives du contexte non septées, à paroi épaissie, très ramifiées, hyalines, 2-4 µm de diam.; hyphes tramales similaires.

Basides clavées, à 4 stérigmates, bouclées à la base, 15-20 x 4-6 µm
Spores cylindriques, légèrement incurvées, à paroi mince, lisses, hyalines, inamyloïdes, acyanophiles, 5-6,5 x 1,5-2,5 µm
Cystides absentes
Cystidioles fusoïdes, bouclées à la base, 12-19 x 4-5 µm.

Mode de croissance :
Souvent en gros amas imbriqués, concrescents latéralement ou en rosette, rarement solitaire.

Substrat et type de carie :
saprotrophe souvent sur aubier mort de presque tous les feuillus, sans hôte spécifique, plus rarement de conifères, provoquant une pourriture blanche fibreuse spongieuse. Bois touchés : Abies, Acer, Aesculus, Ailanthus, Alnus, Amelanchier, Arbutus, Betula, Carpinus, Carya, Castanea, Ca-tanopsis, Catalpa, Cerus, Cistus, Cornus, Corylus, Crategeus, Cupressus, Cytisus, Erica, Eucalyptus, Fagus, Forsythia, Frangula, Fraxinus, Gingko, Gleditsia, Hakea, Hamamelis, Hippophäe, Ilex, Juglans, Juniperus, Laburnum, Larix, Laurus, Libcedrus, Ligustrum, Liquidambar, Liriodendron, Lonicera, Maclura, Magnolia, Malus, Melia, Morus, Myrica, Nyssa, Ostrya, Paulownia, Picea, Pinus, Platanus, Populus, Prunus, Pseudotsuga, Pyracantha, Pyrus, Quercus, Rhamnus, Robinia, Rosa, Rubus, Salix, Sambucus, Sassafras, Sequoia, Sorbus, Syringa, Taxodium, Thuya, Tilia, Tsuga, Ulmus, Umbellularia, Viburnum, Vitis.

Distribution circumglobale, largement répandu au travers les forêts d'Europe et d'Amérique du Nord , connu aussi de Chine, du Japon et de l'Inde

Polypore des caves
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Donkioporia expansa Desm.
Phellinus megaloporus (Pers.) Hein

Le Polypore des Caves dont les noms scientifiques sont Donkioporia expansa Desm. Synonyme Phellinus megaloporus (Pers.) Hein, font parties des champignons provoquant une pourriture blanche fibreuse.

Le mycélium se présente sous forme d'amas blanc épais et feutré blanc qui jaunit et devient brunâtre en vieillissant, la consistance devient coriace et dure.
Le sporophore se développe par-dessus le mycélium. Il est constitué de mamelons irréguliers, bruns, formés de tubes longs et fins. Conditions de développement : 

Taux d'humidité élevé (supérieur à 40 %)  
Température supérieure à 25 °C, optimum à 35 °C 
Atmosphère confinée, obscurité 
Croissance lente. 

    Le Polypore des caves s'attaque principalement aux feuillus et en particulier au Chêne et Châtaignier, mais pas exclusivement et rarement aux résineux. Il décompose le duramen plus rapidement que l'aubier. Ce champignon lignivore sévit principalement dans les habitations. On le trouve principalement sur des bois feuilllus très humides. Le développement du polypore des caves se décompose en 2 phases :

• Formation végétative (Mycélium) : Il apparaît comme un amas de mycélium de couleur blanc feutré épais sous forme de coussinets qui deviennent jaunâtre en vieillissant. Il prend alors une consistance coriace et dure. Contrairement à la mérule par exemple, ce champignon ne forme pas de cordonnets.

Sporophore (Fructification) : Les sporophores se développent par dessus les formes végétatives. Ce sont d'abord des mamelons irréguliers, bruns, formés de longs tubes fins et disposés parfois en couches stratifiées.

Conditions de développement : Son développement nécessite des taux d'humité très élevés, supérieurs à 40%. Aussi il exige une température relativement élevée, supérieure à 25 °C. Son développement est le plus rapide lorsque la température avoisine 35 °C. Ce champignon ne pousse que danss des lieux obscurs, mal aérés et où le bois est recouvert. Sa croissance s'effectue lentement en règle générale. 

    En France le polypore des caves représente 30% des cas de dégradations constatées dans les bâtiments. Les charpentes en feuillus sont les plus touchées. Le chêne et le châtaignier sont les bois les plus souvent attaqués.

Neolentinus lepideus
Vign_Neolentinus_lepideus
Neolentinus lepideus (Fr.) Redhead & Ginns Trans. Mycol. Soc. Japan 26(3): 357, 1985.
Syn. : Lentinus lepideus (Fr.) Fr.

Il est nommé champignon dérailleur, car il est capable de décomposer les traverses de chemin de fer, alors que celles-ci sont traitées chimiquement au coeur. Il est responsable de plusieurs déraillements dans le Nord de l'Amérique et au Canada.

Description :

Chapeau : 5-15(28) cm de Ø, convexe à plan, parfois déprimé, sec à viscidule, souvent avec écailles grossières brunâtres à foncées sur fond blanchâtre, jaune pâle, beige à chamois, à marge parfois perlée de gouttelettes au début.
Lames : souvent décurrentes à uncinées, parfois adnées à sinuées, larges, subespacées, avec lamellules, blanchâtres à chamois ou parfois jaunes, devenant souvent brunâtres au froissement, jaunâtres avec l'âge, à arêtes dentelées.
Stipe (Pied) : 3-10 x 1-3 cm, centré à légèrement excentré, atténué vers la base ou bulbeux, tenace, dur, plein, finement fibrilleux au-dessus de l'anneau, écailleux au-dessous, blanc à ± concolore au chapeau, devenant brun rougeâtre vers la base, avec écailles souvent brunâtres à brun rougeâtre avec l'âge.
Voile partiel : membraneux, laissant un anneau supère ou apical sur le pied, parfois petit ou fugace avec l'âge
Chair : épaisse, tenace, longtemps résistante à la décomposition, blanche puis souvent jaune avec l'âge ou au froissement
Odeur et saveur : odeur souvent distincte, fragrante ou forte, d'anis ou de baume, et saveur douce à légèrement désagréable.

Microscopie :
Basides étroitement clavées, à (2)4 stérigmates, bouclées à la base, 30-50 x 6-8 μm
Spores cylindriques à cylindriques-ellipsoïdes, lisses, en partie guttulées, hyalines, inamyloïdes, (7,5)9-12 x (3)4-5 μm. Sporée blanchâtre.
Cheilocystides cylindriques, filiformes, parfois flexueuses, 25-30 x 2-3,5 μm
Trame lamellaire ± régulière, dimitique
Pileipellis : en cutis, formé d'hyphes ± parallèles à irrégulièrement couchées, indistinctement bouclées, 3,5-6,5 μm de diam 

Écologie : Saprotrophe occasionnel, solitaire, dispersé ou grégaire sur bois peu décomposé, parfois sur bois d'oeuvre, surtout piquets de clôture, traverse de chemin de fer, provoque une carie brune cubique.
Coprin domestique
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Coprinus domesticus (Bolt.: Fr.) SF Gray
Coprin domestique

DESCRIPTION :

Chapeau (40 x 35 mm), subglobuleux, ovoïde ou ellipsoïde, à expansion conique ou convexe, puis jusqu'à 70 mm de large, centre ocre pâle ou sale rouille, plus pâle vers la marge, recouvert d'une couche feutrée, voile blanchâtre, se brisant en petits morceaux laineux, crème devenant ocre ou brun un peu plus sombre au centre du chapeau. Lamelles, L = c. 60-75, l = 3-5, libres, blanc puis gris-brun à noir, de 3-8 (-10) large. Stipe 40-100 x 4-10 mm, blanc, claviforme à base souvent attachée à un ozonium de couleur rouille.

Spores : 6,0 à 8,9 x 3.7 à 4.8 μm, Q = de 1,45 à 1,90, av. Q = 1,65 à 1,85, av. L = 7.4 à 8.3 μm, av. B = 4.2 à 4.5 μm, ovoïde ou ellipsoïde, vue de côté un peu phaseoliforme, à base arrondie au sommet, rouge-brun moyen, pore germinatif excentré, c. 1,2 μm de large. Basides 18-34 x 8-9 μm, 4-spores, entourées de 3-6 pseudoparaphyses.
Pleurocystides 50-120 x 30-65 μm, subglobuleuses, ellipsoïdes, largement utriformes ou subcylindriques. Cheilocystides 30-100 x 30-60 μm, (sub) globuleuses, ellipsoïdes, ovoïdes, largement utriformes. Caulocystides 50-120 x 18-30 μm x 5-7, lageniformes. Voile 20-80 μm x 5-30, constitué de chaînes cylindriques à ellipsoïdes, ou fusoïdes (sous-) cellules globuleuses. Pileipellis à hymenoderme épithélioïde.

Ecologie : saprotrophe, grégaire ou croissance en petits groupes (parfois seul) sur grumes de feuillus en décomposition, de l'été et l'automne, largement distribué. Coprinus domesticus, avec quelques champignons comme entre autres Peziza domiciliana, colonisent parfois les substrats humides d'intérieur comme les chevrons de sous-sol ou les tapis de bain. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir. La partie végétative, l’ozonium est souvent plus fréquent que les sporophores dans les intérieurs.

Ce champignon est sans conséquence pour l’habitat (pas de dégradation du bois) et sur la santé.

Tapinella panuoides
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Tapinella panuoides (Batsch) E.-J. Gilbert
Syn. : Paxillus panuoides (Fr.) Fr.

Description du sporophore :

Chapeau 1,5-8(12) cm de diam., pétaloïde, conchoïde ou flabelliforme, finement fibrilleux ou velouté au début, hirsute à la base, vite glabre, non visqueux, chamois, jaunâtre sombre, jaune-brun, brun orangé, jaune olive à ocre sombre, à marge incurvée au début, puis étalée, souvent lobée ou ondulée, souvent légèrement crénelée.
Lames radiantes à partir d'un point d'attache, relativement étroites, souvent crispées ou ondulées, fourchues ou interveinées, surtout au pied et avec l'âge, apparaissant parfois poroïdes à maturité, facilement détachables de la chair, serrées, avec lamellules peu différenciées, jaunâtre pâle ou sombre, orangé terne, brunâtres, ocres à chamois rosâtre, immuables, à arêtes entières
Stipe absent ou rudimentaire, comme petite base latérale atténuée.
Chair mince, ferme puis flasque, blanchâtre, crème, jaunâtre sombre à ochracée, fonçant à la coupe, à odeur indistincte, agréable ou résineuse et saveur indistincte, agréable ou légèrement amère.

Microscopie :

Sporée brun jaunâtre, chamois jaunâtre, chamois ochracé, ochracé sombre ou brunâtre
Basides clavées, à 4 stérigmates, bouclées à la base, 26-45 x 5,5-8,5 µm
Spores largement ellipsoïdes à ovales, lisses, à paroi mince, guttulées, jaunâtres, variablement dextrinoïdes, 4-6,5 x 3-4,5 µm
Cystides lamellaires absentes, mais cellules marginales clavées à fusiformes présentes
Trame lamellaire bilatérale
Pileipellis en cutis, formé d'hyphes irrégulièrement emmêlées, en partie dressées, bouclées, à faible pigment intracellulaire, 2-6 µm de Ø. Boucles présentes dans le pileipellis et à la base des basides.

Écologie : Saprotrophe occasionnel, solitaire, grégaire ou en amas imbriqués, sur bois mort de conifères, parfois copeaux de bois et humus riche en lignine. Il provoque une pourriture cubique de couleur jaune sur les bois ouvrés et le bois (souche) de conifère, de juillet à octobre dans la nature et toute l’année dans les bâtiments.

Note : Parmi les champignons traditionnellement classés dans les Coniophoraceae, on compte, à côté des genres Serpula et Coniophora déjà cités, diverses espèces du genre Leucogyrophana. Des études moléculaires récentes ont montré que ce genre était polyphylétique et que certaines de ses espèces (notamment L. pulverulenta) étaient proches de la mérule et, plus étonnant, de Paxillus panuoides et P. atrotomentosus (Jarosch & Besl 2001). Deux autres espèces d’Agaricales assez classiques dans les maisons, quoique peu fréquentes, sont les pleurotes (Pleurotus ostreatus (Jacq.: Fr.) P. Kumm. et autres espèces) et Paxillus (= Tapinella) panuoides (Fr.: Fr.) Fr., notamment la variété ionipus Quél., dont la base du pied est teintée de violet vif.

Remarques :

Cette espèce se caractérise par sa taille moyenne, son chapeau en pétale, conque ou éventail, souvent superficiellement lobé, non visqueux, brun jaunâtre à jaune olive terne, duveteux puis glabre, ses lames jaunâtres à chamois rosâtre, radiantes de la base, souvent crispées, fourchues et interveinées, son pied absent ou minimal, sa chair blanchâtre à ochracée, sa sporée chamois jaunâtre, brune ou ochracé sombre, et sa pousse sur bois de conifères. Par son apparence banale, elle passe parfois pour un certain nombre de champignons pleurotoïdes. Phyllotopsis nidulans a un chapeau abricot orange, densément et proéminent poilu, des lames droites, non ondulées, chamois orangé, jaune orangé à jaune rouille, non détachables, une odeur et une saveur souvent fortes, désagréables, une sporée crème rosâtre, des spores inamyloïdes et pousse sur feuillus. Les Crepidotus n'ont pas de lames fourchues ni interveinées. Hygrophoropsis aurantiaca a des lames distinctement fourchues dichotomiquement, orange brillant, un pied plus distinctement centré et une sporée blanche à crème. Divers autres genres dont les espèces ont des basidiomes de forme similaire ont une sporée pâle, tels que Hohenbuehelia, Lentinellus, Lentinus, Panus et Pleurotus.

Asterostroma laxum
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Asterostroma laxum Bresadola, in Bourdot & Galzin
Bull. Soc. mycol. Fr. 36: 46, 1920.

Description :

Basidiome étalé sur quelques cm², jusqu'à 1 mm d'épaisseur, entièrement résupiné, membraneux, pelliculaire, formé de plages arrondies au début, puis confluentes, lâchement adné, à marge finement frangée, à tendance byssoïde, blanchâtre à plus pâle, avec rhizomorphes parfois présents, beige à jaunâtres
Hyménophore lisse à légèrement bosselé, crème, gris lilacin très pâle, jaune-brun à brun orangé pâle à consistance membraneuse, molle.
Subiculum 0,5-1 mm d'épaisseur, feutré, brunâtre.

Microscopie :

Système hyphal dimitique, avec hyphes génératrices assez distinctes, septées-simples, à paroi mince, 2-4 µm de diam., et astérophyses.
Basides polymorphes, cylindriques à subventrues, étroitement clavées à longuement utriformes, à 4 stérigmates, non bouclées à la base, (30)40-70(100) x 5-9 µm.
Spores (sub)globuleuses, aplaties sur le côté adaxial, lisses, à paroi mince, parfois guttulées, hyalines, amyloïdes, acyanophiles, 6-9 µm de diam.
Leptocystides fusiformes, sans contenu, sulfo-négatives, 40-60 x 7-9 µm
Gloeocystides allongées, claviformes-obtuses à ventrues, souvent avec schizopapille à l'apex, (30)60-80(110) x 5-9(15) µm
Astérophyses avec bras 2-4 fois ramifiés de façon dichotomique, à paroi épaisse, jaunâtres à brun pâle, 40-60 µm de diam., plus petites et hyalines en surface.

Écologie :
Saprotrophe sur bois pourri de conifères et sur vieux polypores, en été et automne.

Remarques :
Cette espèce se caractérise par ses spores lisses et ses astérophyses étoilées. A. andidum diffère par ses astérophyses avec 3-6(9) bras non ramifiés de façon dichotomique et plus longs, jusqu'à 150 µm.

Chaetomium globosum
Vign_Chaetemium_globosum

Chaetomium globosum Kunz.

Ascomycète de l'ordre des Sordariales (Dématié) Ascomycotina Dématiaceae
C'est le représentant le plus fréquent des champignons provoquant  une Pourriture Molle.

Description :

Cette espèce se caractérise par la formation d'ascomes noirs (fructifications des ascomycètes), globuleux ou en forme de bouteille avec un ostiole. Les ascomes sont entourés de longs filaments épais, noirs, droits ou sinueux. Les asques aux parois évanescentes sont cylindriques et contiennent 8 ascospores. Les ascospores sont unicellulaires, pigmentées en brun à paroi lisse, elles sont rondes ou en forme de citron. Des chlamydospores solitaires peuvent être présentes.

Habitat et pouvoir pathogène :

C'est un saprotrophe qui est très exceptionnellement en cause en pathologie humaine. Il est cellulolytique, c'est à dire que comme la Mérule, il détruit la cellulose du bois.

Diagnostic :

Les colonies sont plates, duveteuses, beige clair à vert olive. Le revers peut être beige ou pigmenté en vert, jaunâtre ou rouge. Cette espèce forme en 15 jours des ascomes noirs, globuleux de 250 à 280 μm de diamètre, ornementés de fulcres droits ou sinueux. Les ascomes sont formés d'une paroi composée de filaments tassés les uns contre les autres. Ils possèdent un ostiole par lequel sortent les ascospores lorsqu'elles sont matures. Les ascospores sont en forme de citron, de couleur brun clair et mesurent : 6 à 8 μm sur 9 à 12 μm. Elles se forment par 8 dans des asques en forme de sac allongé.

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Champignons bâtiments
Liste exhaustive des espèces xylophages observées dans les bâtiments et traitées par la SEMHV entre 2009 et 2013.
Coniophore Als/Lorraine
Communes touchées par le Coniophore en Alsace et en Lorraine entre 2012 et 2013 et traité par la SEMHV.
Les saprotrophes
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Les champignons saprotrophes 

    Nos arbres poussent, mais ils ont leurs faiblesses, leurs maladies, les tempêtes et ils meurent. Ce sont encore les champignons qui vont permettre la décomposition des feuilles tombées au sol à l’automne, des aiguilles mortes tombant tout au long de l’année, des branches mortes et des arbres tout entiers en éliminant du même coup, les souches et les racines des bois morts. Ce sont eux les véritables jardiniers de nos forêts, les bûcherons, les élagueurs. 

    Ce second rôle joué par les champignons est tout aussi indispensable à l’équilibre des écosystèmes forestiers que celui pratiqué par les mycorhiziens. Ils assurent la décomposition des parties mortes des végétaux, mais également des animaux, ce que l’on sait moins. Ils ont une fonction active très importante dans le recyclage de la nécromasse, sans eux, nos forêts seraient ensevelies sous leurs propres déchets organiques accumulés au cours des ans. Ce sont les champignons qui transforment les feuilles mortes tombées en automne en un riche humus fertile pour les nouvelles générations de végétaux. Ce sont eux qui transforment les quantités innombrables d’arbres arrachés lors des différentes tempêtes qui sévissent désormais sur l’hexagone. 

    Certains champignons sont associés aux feuillus ou aux résineux, d’autres ne sont inféodés qu’aux feuillus ou seulement au résineux et certains ne sont spécifiques que d’une seule et unique essence. Avant de pouvoir décomposer un arbre tout entier, tout un cortège de champignons spécialiste vont se succéder, pour décomposer cellulose et lignine. Les premiers vont s’attaquer à l’écorce protectrice, puis à l’aubier, tout en pénétrant le cœur de l’arbre, étendant leur mycélium aux racines. Après plusieurs années, il ne reste rien de ce monstre géant, le tout est retourné à la terre, au sol nourricier. Nos champignons sont aidés dans leur ouvrage par les bactéries, par les insectes xylophages, mais ce sont les champignons qui effectuent la majeure partie du travail.
Ils provoquent alors plusieurs sortes de pourriture, l’une dite rouge ou cubique, une autre dite blanche ou fibreuse et une troisième plus rare dite molle ou alvéolaire. 

    Les champignons qui provoquent une pourriture alvéolaire absorbent et assimilent la cellulose et la lignine, mais dans des zones bien délimités. Les principaux responsables étant Heterobasion annosum communément appelé : la maladie du rond des pins, car il s’attaque aussi aux arbres vivants et notamment les pins, des Stérées dont Stereum gausapatum qui elle préfère les arbres feuillus, ainsi que des Tramètes (Genre Trametes).

Phellinus contiguus
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Phellinus contiguus (Pers. : Fr.) Pat. 

Macroscopie :
Fructification entièrement résupinée, pulvinée, parfois noduleuse, étalée sur quelques cm² ou dm² et sur une longueur pouvant atteindre quelques décimétres, marge fimbriée jaunâtre. Surface hyméniale avec des pores assez grands, arrondis à anguleux, plus ou moins déchirés, réduits à des dents vers la marge, 2-3 par mm mais souvent moins car les pores peuvent être grands, brun-clair, brun-rougeâtre, brun-grisâtre, tubes longs de 5-10 mm, indistinctement stratifiés. Chair mince 1 mm, subéreuse et tenace à odeur nulle ou non caractéristique. La chair devient noire au KOH.

Microscopie :
Spores elliptiques, lisses, hyalines, 6-7 x 3-3,5 μm. Soies hyméniales brunes, allongées, 50-60 x 10-15 μm, soies de la trame à base courbée, 70-110 x 5-8 μm.

Système hyphal : dimitique, hyphes génératrices hyalines, cloisonnées, non bouclées, parfois avec des cristaux (dans les tubes), hyphes squelettiques à parois épaisses, brunâtres. Sur le bois de feuillus ou de conifères en milieux secs, parfois sur bois travaillé (Robinier, etc.).

Phénologie : pousse pratiquement toute l'année.

Biotopes : troncs et branches mortes des bois de feuillus et de conifères bien aérés et parfois sur les bois d'œuvre. Sur ces derniers il a une exigence de teneur en humidité élevée et vient donc dans les bâtiments à la suite de dégâts des eaux, par le biais de fuites dans les conduites ou des gouttières dans les charpentes, voire lors de condensation élevée.

Commentaires : La chair est de couleur brun rouille à brun rougeâtre. Elle est mince et coriace, ne dépassant souvent pas 1 à 2 mm d'épaisseur. Ce champignon est assez rare et se confond facilement avec d'autres espèces résupinées de même couleur. Il est classé parmi les espèces non comestibles. Confusions : possible avec plusieurs espèces résupinées de même couleur, notamment avec Phellinus ferruginosus à pores plus petits ou encore avec phellinus ferreus. Les Phellinus sont très répandus en Europe et ils causes des dommages dans les constructions.

Type de carie : pourriture  blanche, ligneuse.

Fibroporia vaillantii
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Fibroporia vaillantii (DC.) Parmasto, Consp. System. Corticiac. (Tartu): 177 (1968) 
Syn. Poria vaillanti (DC.) Cooke.

Caractéristiques : Mycélium de couleur blanche avec parfois des filaments forts comme des cristaux de glace. Contrairement à la Mérule pleureuse, il reste de couleur blanche et ne devient pas cassant en séchant. Sporophore de petite taille et mince, à pores bien visibles à l’œil nu.

Conditions de développement : Température: de 3 à 36 °C / optimum de 26 à 27 °C Humidité du bois : de 35 à 45 %.

Destruction du bois : S’attaque surtout au bois de résineux. Détruit principalement la cellulose et produit donc une pourriture cubique brun rouge.

Origine et cause : Anciens bâtiments humides, dans les mines et à l’air libre. Après la Mérule pleureuse et le Coniophore des caves, c’est le troisième plus important champignon xylophage en Europe.

Pézize domestique
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Peziza domiciliana Cooke
Gard. Chron., New Series 8: [1], 1877.

Apothécie : 2-8 cm de diam., irrégulièrement cupuliforme puis étalée et ondulée, à marge longtemps enroulée. Hyménophore lisse, jaunâtre puis brune. Face externe sublisse, concolore à l'hyménophoreou plus pâle. Stipe absent ou souvent court, jusqu'à 1 cm de longueur, souvent blanchâtre. Chair mince, fragile.

Spores ellipsoïdes, longtemps lisses ou légèrement ponctuées, souvent à 1 guttule, hyalines, 11-15 x 6-10 µm. Asques octosporées, à apex bleu au Melzer. Paraphyses étroites, septées, un peu clavées jusqu'à 5-6 µm à l'apex 
 
Éspèce solitaire ou grégaire, saprotrophe qui vient toute l'année dans les caves ou autres endroits humides à l'intérieur des domiciles, sur les murs et les décombres de constructions.

Polypore de l'acacia
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Phellinus robiniae (Murrill, 1903) Ames A., 1913.
Phellin du robinier. 

    Ce "polypore" a été découvert en avril 2010 à BRUNSTATT (Haut-Rhin) Il s'agirait d'une première récolte française. Récolte effectuée sur Robinia pseudoacacia Robinier (Faux acacia) son hôte de prédilection. D'autres spécimens ont été redécouverts par la suite dans le même bosquet. C'est un champignon dur et vivace qui présente une surface supérieure brune devenant noirâtre dans l'âge, typiquement fissurée et sillonnée. La surface inférieure fertile (Hyménophore) est porée. Elle arbore de belles couleurs brunes chattoyantes qui prennent différentes nuances suivant les angles de vue.

Description :
Basidiome jusqu'à 40 cm de diamètre et 20 cm de profondeur, plus ou moins semi-circulaire, de forme irrégulière ou en forme de rein, ou aplati à convexe, devenant franchement convexe, puis de plus en plus en forme de sabot avec l'âge. Il est parfois finement velouté, surtout quand il est jeune ou le long de la marge. Avec l'âge il devient nettement craquelé et sillonné concentriquement, brun ou noir. Il se couvre d'algues et de mousses avec l'âge.
La surface porée (Hyménophore) : Brune, apparait souvent plus ou moins foncée, de 7-8 pores circulaires par mm, stratification des tubes en général assez bien distincte, jusqu'à 9 mm d'épaisseur.
Trame : brun rougeâtre à orange-brun ou brun-jaune, ligneuse. Réaction chimique : instantanément noir sous l'effet du KOH.
Odeur: Parfumée sur le frais.

Caractéristiques microscopiques : Spores 5-6 x 4,5 à 5 μ, lisses, largement elliptiques à subglobuleuses, brun rougeâtre au KOH, non amyloïdes. Soies absentes. Hyphes dimitiques.

Ecologie : Parasite du bois de coeur des arbres vivants du genre Robinia et saprotrophe sur le bois mort. (Il est signalé à l'occasion sur d'autres feuillus en Amérique du Nord, de la région des Grands Lacs et dans le sud-ouest américain) Il cause une pourriture blanche assez active.

Cette nouvelle espèce pour la France est une bonne nouvelle pour le naturaliste, en revanche, il va normalement se répandre et s'attaquer aux arbres sains, alors que le bois de Robinier est en plein essor commercial.

REFERENCES : (Murrill, 1903) Ames A., 1913. (Saccardo, 1905; Overholts, 1953; Smith, Smith & Weber, 1981; Gilbertson & Ryvarden, 1987.) Herb. Kuo 10220404, 04190702, 02121001.
Phellinus rimosus, dans le sens de certains auteurs est un synonyme. Phellinus robiniae est parfois traité dans le genre Fulvifomes (voir Wagner & Fischer, 2002).

Kretzschmaria deusta
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Kretzschmaria deusta (Hoffm.: fr.) P. Martin.
Plus connu sous le nom de son synonyme Ustulina deusta (Hoffm.) Lind 

    Ustuline brûlée au stade parfait, dit téléomorphe, de couleur noire sur la droite et l’anamorphe produisant des conidies de couleur gris cendré feutré. 

    Ce Pyrénomycète xylophage est reconnaissable à son stroma en forme de croûte bosselée, épousant la forme du support sur lequel il se développe, englobant mousse et brindilles. d'abord gris à marge blanche dans son état primaire stade imparfait (Anamorphe appartenant au genre Hadrotrichum), puis devenant noir charbonneux à brillant, puis noir mat dans sa forme définitive stade parfait (Téléomorphe). Il se développe principalement sur le hêtre, mais également sur bien d’autres feuillus, soit sur du bois mort ou à la base des troncs, voire sur les racines des arbres vivants et il est fortement soupçonnée d'avoir une activité pathogène en plus de son activité de saprotrophe qui provoque une pourriture alvéolaire caractéristique. Le stroma persiste plusieurs années, l’anamorphe grisâtre apparaissant au printemps, puis cédant la place au téléomorphe noir qui se développe au courant de l’été. 

    Provoque une pourriture alvéolaire, molle.

Hypoxylon ticinense
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Hypoxylon ticinense L. Petrini. 

    C’est un champignon rare, mais frappant par sa couleur vive qui attire l’attention. Nous le connaissons de deux régions de France, l’Alsace et l’Aquitaine (Récolte sur Frêne (Fraxinus excelsior), en bordure de la Leyre dans le Département des Landes (40), également présent sur Acer negundo le long de l’Adour à Dax). Le stroma est habituellement discoïde de 10-28 mm de diamètre, pulviné, épais et onduleux, de couleur variable et progressive passant de terre de sienne, puis rouille à brique foncée et enfin sépia à maturité, mais entouré avant la maturité par une marge jaune vif à orange, fimbriées. Les périthèces sont de petites tailles, souvent tubulaire, couchés sur un subiculum basal, épais et noirâtre. Une confusion est toujours possible avec H. subticinense qui a une morphologie très similaire. Il vient sur le bois ou l'écorce de divers hôtes, généralement à la face inférieure des branches gisant sur le sol dans les endroits humides, provoquant une pourriture alvéolaire.

    Provoque une pourriture alvéolaire, molle.

Phellinus contiguus
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Phellinus contiguus
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Soies observées dans le Genre Phellinus
Schyzopora paradoxa
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Schyzopora paradoxa
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Microscopie de l'hyménium de Schyzopora paradoxa
Coniophora puteana
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Coniophora puteana
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Coniophora puteana possède des spores ovoïdes ou ovales, étroitement à largement ellipsoïdes, lisses, à paroi épaissie, avec un pore germinatif superficiel et un petit apicule, brun jaunâtre pâle visible notamment dans KOH, à contenu typiquement grossièrement granuleux, non dextrinoïde ou devenant très lentement dextrinoïde, cyanophiles, de (8)10-13(14) x (5)7-8(9) µm.

Gloeophyllum trabeum
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Gloeophyllum trabeum
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Spores de Lenzite (Gloeophyllum)
Armillaria mellea
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Rhizomorphes de l'Armillaire
Peziza domiciliana
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PEZIZA DOMICILIANA
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Peziza domiciliana possède des asques à 8 spores, à apex bleu dans le Melzer, à paraphyses étroites, septées, légèrement clavées, jusqu'à 5-6 µm à l'apex. Spores ellipsoïdes, longtemps lisses ou légèrement ponctuées, souvent à une guttule, hyalines, 11-15 x 6-10 µm.

Fibroporia vaillantii
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Fibroporia vaillantii
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Le système hyphal du Fibroporia vaillantii est dimitique à hyphes génératrices du subiculum bouclées, souvent noduleuses-septées, à paroi mince, rarement ramifiées, hyalines, 2-6(8) µm de Ø, hyphes squelettiques du subiculum et des rhizomorphes dominants, non septés, à paroi épaissie et droites.

H. praetermissum
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Hyménoderme sur une sablière, sous une fenêtre dans un comble de grenier

H. praetermissum
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Hyphoderma praetermissum se détermine grace à ses trois types de cystides, dont cette cystide hyméniale émergeante, cylindrique ou légèrement capitée, 30-70 x 7-9 µm, isolément incrustée au sommet ou englobée par une masse amorphe.

Trametes versicolor
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Trametes versicolor
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Spores
Donkioporia expansa
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Donkioporia expansa
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Donkioporia expansa possède des hyphes conjonctives remarquables, hyalines ou jaunâtres, de 0,5-1,5 µm Ø, à paroi épaisse et plusieurs fois dichotomiquement ramifiées.

Xylostrome
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Le mycélium des champignons se présente sous des formes différentes, dont certaines sont remarquables. C'est le cas de certaines espèces d'Hymenochaeteae dont fait partie le "Polypore des caves" Donkioporia expansa. Son mycélium forme des excroissances nommées Xylostromes, qui ressemblent au velours de bois de cerfs. Ces xylostromes sont stériles mais présentent une structure dimitique avec des hyphes génératrices et des hyphes squelettiques remarquables. Une goutte de KOH sur cette excroissance permet de révéler l'appartenance aux Hymenocaheteae.

Neolentinus lepideus
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Neolentinus lepideus
Vign_lentinus_lepideus
Spores
Coprinus domesticus
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Coprinus domesticus
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Spores
Ozonium
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Un autre cas d'excroissance formée par le mycélium de champignons, est l'Ozonium de certaines espèces de Coprins Genre Coprinellus de la section Domestici, dont Coprinellus domesticus régulièrement rencontré dans les maisons, ainsi que Coprinellus radians et C. xanthothrix. Il n'est pas rare de ne trouver que cette forme mycélienne dans les bâtiments infestés par ces champignons, sans y trouver de sporophores (fructifications). L'ozonium se présente sous forme de "tapis" hirsute de couleur rouille, pouvant recouvrir des surfaces de  plusieurs dizaines de cm².

Resincium bicolor
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Resinicium bicolor
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Astérocystides
Leucogyrophana mollusca
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Leucogyrophana mollusca
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Spores
Asterostroma cervicolor
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Asterostroma cervicolor sur bois et plâtre le long du chambranle d'une porte intérieure

Asterostroma cervicolor
Vign_Asterostroma_2

Grandes soies étoilées Asterosetae ou astérospinules à symétrie radiale, brun jaunâtre, à paroi épaisse, avec 3-8 rayons non ramifiés.

Radulomyces confluens
Vign_Radulomyces_confluens

Radulomyces confluens est un autre champignon rare dans les bâtiments. Il vient généralement sur feuillus, comme le chêne et il provoque la pourriture blanche fibreuse.

Radulomyces confluens
Vign_Spores_Radulomyces_confluens

La détermination de Radulomyces confluens est assez délicate, en raison de l'hétérogénéité de la forme des spores qui varient de largement elliptiques à presque rondes.

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