Mérule expert
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Produits fongicides (normes)
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Pour l’éradication du champignon, le ministère du logement et l’ANAH, en collaboration avec le FCBA et le CEBTP, ont édité une brochure téléchargeable à l’adresse suivante : http://www.anah.fr/fileadmin/anah/Mediatheque/Publications/Les_guides_methologiques/8P_MERULES.pdf

ou https://www.nimes.fr/fileadmin/directions/Hygiene/img/PLAQUETTE_MERULES.pdf

Deux référentiels pour l’éradication des champignons xylophages par méthode chimique ont été établis, il s’agit de :

1.      FCBA DQ Cert. 16-310

2.      QUALIBAT 1532

Note : la certification FCBA ou la qualification QUALIBAT sont des gages de qualité, mais ne sont pas obligatoires pour exercer l’activité de traitements des bois (ou des maçonneries).  L’arrêté du 9 octobre 2013 relatif aux « conditions d’exercice de l’activité d’utilisateur professionnel et de distributeur de certains types de produits biocides » définit les conditions de cet exercice.

Une norme pour l’éradication des champignons xylophages par la méthode à air chaud a été établie en 2004, il s'agit de la

3.      Norme EN 14128

Tout élément en bois placé au sein de la zone infestée devra au préalable être traité par un fongicide à destination du bois. Celui-ci, devra présenter une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) dans la destination d’usage TP8 (bois) du biocide, selon le règlement CE de l’ECHEA (European Chemicals Agency).

Nous attirons votre attention sur la réglementation biocide du 10 mars 2014 (RPB, règlement UE N° 528/2012 concernant la mise sur le marché et l’utilisation des produits biocides), qui impose une homologation des entreprises pour l’utilisation des produits fongicides.

En ce qui concerne les fongicides, ces derniers sont classés :

- par la catégorie d’utilisateur (Grand Public et/ou professionnels)

- par leurs destinations d’emploi : dans le bois (TP8) et/ou dans les maçonneries (TP10).

Concerant les fongicides à destination des maçonneries : Ceux-ci doivent présenter une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) dans la destination d’usage TP10 (maçonnerie) du biocide,  selon le règlement CE de l’ ECHEA (European Chemicals Agency). Cependant le document : Europen "wood preservatives" (Guidance on the BPR, version février 2017, p.147, article 5.5.5.8 PT8, alinéa 5.5.8.2.2.5 Barrier treatment againste Serpula lacrymans) stipule que les produits visant à protéger les bois de structure contre la mérule et utilisés en barrière au niveau des maçonneries, relèvent du groupe TP8. Les produits du groupe TP8 actuellement mis sur le marché français, disposent d'une autorisation provisoire jusqu'à la fin de l'année 2018.

Important : Tout traitement curatif impose selon les normes CE NF 14128 et FD CEN/TR 15003 en vigueur, de s’assurer que l’immeuble de destination ait retrouvé des conditions normales en termes d’humidité et/ou de ventilation.

TRAITEMENT CHIMIQUE
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Décontamination : la méthode française

Nous avons justement assisté à la décontamination d’une église au Haut du Tôt, un petit village perché au sommet des Vosges. Il s’agit de la deuxième infestation dans ce bâtiment chargé d’histoire.
Les citoyens ont lancé une campagne de financement mondiale afin d’être en mesure de payer pour les travaux de décontamination qui s’avèrent très importants.

Le maire, Dominique Leroy, explique la détermination des villageois. « Sans l’église, le village, je ne sais pas s’il serait encore là. C’est l’âme du Haut du Tôt. »

Edouard Aubriat, propriétaire d’une entreprise de décontamination familiale existant depuis 35 ans, a sorti l’artillerie lourde pour éradiquer la mérule pleureuse.

« La méthodologie française nous demande de décrépir, de brûler les maçonneries pour pouvoir fixer le champignon. Ensuite, on injecte un fongicide. Donc, on travaille avec de la chimie pour pouvoir éradiquer de façon définitive le champignon dans les maçonneries », explique Edouard Aubriat. Regardez-le détailler la technique :

 

M. Aubriat assure qu’il serait possible d’utiliser cette technique au Canada, précisant qu’elle « peut s’appliquer à tout type de maçonnerie », mais pas au bois.

Récemment, il a justement reçu un rapport d’expertise que le propriétaire d’un duplex du Plateau-Mont-Royal, à Montréal, intéressé par sa méthode, lui a envoyé. La contamination de cette propriété confirme d’ailleurs ce que des experts québécois ont déjà révélé à La facture : le champignon s’étend désormais à la métropole québécoise. « Étant donné qu’il trouve son passage dans les maçonneries, il a tout le loisir, sur des maisons mitoyennes, de se propager rapidement », mentionne-t-il.

TRAITEMENT PAR AIR CHAUD
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"Nouveau procédé" selon la norme CE NF 14128 homologuée en 2004.

David Volfart, lui, a laissé son emploi pour développer un procédé à air chaud qui permet de tuer la mérule en préservant toutes les boiseries. Ce biochimiste soutient que ce sera jusqu’à 60-70 % moins cher que le « traitement classique chimique », car il y aura beaucoup moins de démolition et de reconstruction. Voici comment il s'y prend : 

Il a commencé à effectuer des traitements (France et Belgique), M. Volfart est convaincu de leur efficacité, car ils sont basés, dit-il, sur une norme européenne « qui est bien définie pour éradiquer la mérule ». Il ajoute que « le procédé air chaud est utilisé contre la mérule au Danemark et en Allemagne contre les insectes xylophages ».

LOI BIOCIDE
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Nota. Dans le cas de la présence de mérule Serpula lacrymans, il est rappelé l’obligation de déclaration en mairie de l’infestation prévue à la section 2, articles L. 133-7 à L. 133-9 du code de la construction et de l’habitation. 

 Concernant le traitement du ou des champignons lignivores nous préconisons de faire appel à des entreprises certifiées appliquant les référentiel CTBA Cert 16-310 ou QUALIBAT 1532.

 Nous attirons votre attention sur la réglementation biocide du 10 mars 2014 (RPB, règlement UE N° 528/2012 concernant la mise sur le marché et l’utilisation des produits biocides), qui impose une homologation des entreprises pour l’utilisation des produits fongicides.

 L’apparition de nouveaux nuisibles (frelons asiatiques, moustiques tigres, processionnaires du pin) sur notre territoire a mis en avant la disparité des niveaux de connaissance des utilisateurs des produits.
Pour éviter une mauvaise utilisation et application de produits biocides, le gouvernement a décidé de séparer  la distribution de produits destinés aux professionnels de ceux destinés au grand public et de limiter ainsi l’utilisation des produits par des professionnels formés.

Au 1 juillet 2015 l’arrêté du 9 octobre 2013 définissant les conditions d’exercice de l’activité d’utilisateur professionnel de produits biocides, va s’appliquer. Cet arrêté concerne donc toute personne appliquant des produits biocides (insecticide, désinfectant, rodonticide…) mais également les personnes intervenant dans le processus de décision ou faisant du conseil ou de la prescription de ces biocides. 

 Pour bénéficier de ce certificat biocide individuel valable 5 ans et renouvelable, les professionnels doivent suivre une formation théorique auprès d’un organisme agréé enregistré auprès du ministère de l’écologie. Cette formation aborde l’ensemble des points essentiels à une utilisation efficace et sûre des produits biocides.

 Les personnes qui utilisent ou/et qui vendent/achètent des produits biocides réservés aux professionnels pour les types de produits 8, 14, 15, 18, 20 (23 sous la directive 98/8/CE) et ceux définis au définis I de l’article 13 de la loi du 16 juillet 2013 c’est-à-dire notamment les produits désinfectants des surfaces en contact avec des denrées alimentaires, les produits de lutte contre les termites, les produits de traitement du bois, les produits de lutte contre les rongeurs, les produits de lutte contre les oiseaux, les produits de lutte contre les insectes et produits de lutte contre les vertébrés.

Traitement fongicide curatif
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Pour les maçonneries

Travaux préparatoires

Avant tout traitement, il sera nécessaire de démonter les doublages et boiseries qui recouvrent ces maçonneries intérieures enduites ou non. Il s'agit en général des plinthes, lambris, tableaux de baies et fenêtres, ainsi que les isolants et en particulier les polystyrènes, parfois les circuits électriques, circuits d'eau en PET et canalisations de chauffage.

Travaux superficiels

  1. Piquetage des enduits, plâtres, mortiers, chaux, ciments contaminés et purge de tout élément dissociable de la maçonnerie.
  2. Mise à l'air libre des cavités existantes dans les vieilles maçonneries, dans lesquelles peut se loger le mycélium de la mérule, parfois en profondeur.
  3. Brûlage à la flamme (chalumeau) des maçonneries ainsi préparée dans le but de détruire par le feu toute partie du champignon étendue superficiellement.
  4. Brossage et pulvérisation générale de produits fongicides homologués de préférence.

Traitement dans la masse

Après respect du temps de séchage déterminé par le type de produit ou du spécialiste, le maçon procède au rebouchage et toutes les cavités mises à jour et réalise en enduit de dégrossi au mortier à base de chaux afin de bloquer les fonds s'ils sont poudreux ou peu résistants. A ce stade, tous les renforts de bois porteur comme les solivages et les planchers, les linteaux en bois doivent être soit remplacé, soit traité (à l'aide d'un fongicide pour bois, différent du fongicide employé sur les maçonneries ou parties minérales).

Il est ensuite procédé au perçage de trous en biais vers le bas, dans la masse des murs selon un quadrillage défini par le spécialiste et fonction de l'intensité de l'infestation. La profondeur des trous doit être des 2/3 de l'épaisseur du mur. S'il s'agit de maçonneries appareillées, on réalise des trous dans les joints.

On injecte sous pression, un produit fongicide dans ces trous préparés. On termine généralement avec une pulvérisation finale. Après la période de séchage, tous les travaux de remise en état par les différents corps de métiers peut alors commencer.

Les sols infestés sont traités de la même manière selon un processus à mettre au point pour chaque type de sol. Quant il s'agit de terre battue, il faut décaisser le sol sur environ 15 à 25 cm de profondeur, et pulvériser ensuite le fongicide sur l'ensemble de la surface.

Concernant les bois contaminés

  • Tous les bois infestés par la mérule, doivent être démontés, évacués et incinérés. Le brûlage de déchets à l'air libre est désormais interdit en France. De même, on s'est aperçu qu'en cas de brûlage des sporophores porteurs de milliards de spores, la chaleur du feu en brûle certes une partie, mais la majorité est au contraire précipitée dans l'atmosphère, par le mouvement d'air intense et verticale provoqué par la chaleur ! L'incinération doit se faire avec précautions et filtres adéquats. Il n'existe cependant aucune législation particulière, pas de nomenclature spécifique pour les déchets provenant de la mérule. Ils sont donc simplement considérés comme des déchets inertes du BTP et gérés comme tels.
  • Tous les bois encastrés dans les maçonneries comme les sommier de poutre ou solives, sablières, qui présentent des affaiblissements mécaniques, doivent être extraits. A ce stade des étaiements sont à prévoir. Les charpentiers et menuisiers doivent intervenir pour les remplacer. Après traitement les boiseries des portes, dormants de fenêtres, plinthes et toutes les boiseries contaminées doivent également être éliminées.
  • Le bois jugé apte à rester en place doit être débarrassé par bûchage de toute les parties superficielles telle que l'aubier. Ils doivent recevoir un traitement chimique et fongicide en fonction de leur condition d'exposition.
  • Le traitement en profondeur s'effectue également par injection d'un fongicide (pour bois) par les trous préalablement percés. La fréquence des trous étant appréciée par l'opérateur. Le traitement superficiel est quant à lui effectué par badigeonnage à raison de 2 à 300 g/m².

Règle à observer :

Tous les traitements ci-après décrits doivent être effectués 1 à 1,5 mètres au delà de toute partie infestée, dans les trois directions, ce qui implique souvent le traitement des pièces contiguës ou compartiments voisins.

Traitements fongicides
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Traitement curatif fongicide

Le procédé est destiné à traiter de manière curative la surface des maçonneries contaminées par un champignon xylophage et à en arrêter la propagation dans la masse des éléments du gros œuvre.

Eliminer les bois atteints et traiter préventivement les bois sains ou non infestés.

Il faut considérer deux traitements distincts

 Les travaux préparatoires

Il est nécessaire de démonter toutes les boiseries qui recouvrent les maçonneries intérieures, comme les lambris, les plinthes et tous les panneaux à base de bois, ainsi que les isolants, qu’ils soient d’origine organique comme la ouate de cellulose ou autre matériaux à base de bois, où qu’ils soient d’origine minérale ou d’hydrocarbures comme les polystyrènes ou autres polyuréthanes.

Il faut impérativement brosser, gratter et piqueter les maçonneries contaminées afin d’éliminer les enduits, plâtres et autres mortiers ou ciments qui les recouvrent. Une mise à l’air de toutes les cavités existantes est vivement conseillée. Le brûlage à la flamme à l’aide d’un chalumeau éliminera notamment toutes les parties végétatives superficielles incrustant les murs, peu ou pas visibles.

Les murs ainsi mis à nus feront alors l’objet d’une pulvérisation générale d’un produit fongicide homologué et certifié.

Une période de séchage s’impose alors, définie par le sapiteur.
 
1°- Le traitement des maçonneries

Un traitement dans la masse est indispensable.

Il faut tout d’abord reboucher de préférence à l’aide d’un mortier à base de chaux, toutes les cavités mises à jour, aux fins de bloquer les parties poreuses, poudreuses ou peu résistantes.

Tous les renforts de bois porteurs comme les solives de plancher, les linteaux doivent être remplacés ou traités.

Il est ensuite procédé au perçage des murs, par des trous en biais vers le bas et profonds des 2/3 de l’épaisseur de la maçonnerie, selon un quadrillage défini par le sapiteur, suivant l’ampleur de l’infestation, la nature des matériaux… dans la masse ou les joints.

Une émulsion fongicide ou en solution aqueuse est alors injectée sous pression dans ce trous appareillés d’une cheville spéciale. Une pulvérisation générale est ensuite vivement préconisée. S’en suit alors une nouvelle période de séchage. Les sols sont traités de la même façon. Les sols des caves en terre battue ou en graviers, sont décaissés sur une certaine profondeur, puis pulvérisés de ce même fongicide.

Les pièces infestées du bâtiment ainsi traités, les différents corps de métiers peuvent alors intervenir.

Ce procédé met en œuvre un produit ou un système de produits homologué pour une utilisation selon les normes en vigueur et contenant du Chlorure d'alkyl diméthylbenzyl ammonium 49.6% m/m (soit 471.2 g/l). CERTIFICATIONS : ISO 9001 AFAQ 1992/431 et ISO 14001 AFAQ 1999/14162

NOTE : le traitement au chalumeau ne peut pas être considéré comme un procédé curatif suffisant, car des syrrotes ou des rhizomorphes peuvent être ancrés profondément dans la maçonnerie et dans ce cas, ne pas être atteint par les flammes. Ces opérations sont menées sur toutes les faces accessibles des maçonneries à l'exception cependant des façades extérieures. 

2° - Le traitement des bois


Les éléments en bois infestés sont systématiquement éliminés. Ils seront donc démontés, évacués et si possible brûlés afin d’éviter une éventuelle dissémination des spores microscopiques.

Les bois encastrés comme les sommiers de poutres ou les solives de plancher qui présenteraient des affaiblissements mécaniques ou des traces d’une pourriture sèche cubique seront extraits, des étaiements sont alors souvent nécessaires ; tout comme les huisseries touchées comme les boiseries de portes, les dormants de fenêtres. Les bois jugés sains ou indemnes, seront traités à l’aide d’un produit fongicide spécifique pour le matériau bois. Le traitement est à effectuer jusqu’à 1,50 mètre des parties non infestées, et dans les trois directions, c'est-à-dire parfois dans les parties de pièces non affectées.

Traitement de préservation
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Traitement de préservation contre la pourriture

La pourriture est un phénomène naturel qui transforme le bois en matière organique. Pour qu’il y ait pourrissement, quatre conditions sont essentielles et l’élimination d’une seule d’entre elles stoppe le pourrissement.

Les quatre conditions :


1 - Un apport en oxygène.

2 - Des températures se situant entre 20 et 30° C. Le champignon ralentit ou même arrête complètement sa croissance lorsqu’elle est exposée à des basses températures.

3 - Une teneur en humidité adéquate. En dessous de 20 %, la pourriture ne présente aucun danger pour la santé.

4 - Un aliment (le bois). Un traitement sous pression à l’aide de produit chimique permet de neutraliser cette source d’alimentation.


Lorsque le bois est exposé aux intempéries ou à des conditions d'humidité élevées, il doit être traité avec un préservateur pour augmenter sa vie utile. Généralement, on utilise un traitement sous pression pour augmenter la pénétration et la rétention des produits chimiques. Les autres traitements superficiels tels que le trempage, la pulvérisation et le badigeonnage n'assurent pas la pénétration souhaitée et ne devraient être utilisés que pour traiter les extrémités des entailles faites au chantier.

Récemment, le traitement ACQ fait du composé quaternaire de cuivre ammoniacal a été adopté en replacement des autres composés qui ont été jugés dommageables pour l'environnement. Le traitement d'imprégnation sous pression se fait dans des autoclaves. Afin d'augmenter une pénétration plus uniforme du produit de préservation, on pratique souvent des centaines de petites incisions sur toute la surface du bois, ce qui peut diminuer la résistance prévue des pièces ainsi traitées.


Outre les traitements chimiques, avoir une bonne ventilation et concevoir des détails de construction qui limitent les contacts entre l’eau et le bois permettent de minimiser les risques de prolifération des champignons.

Méthodes de lute thermique contre les champignons
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De nouvelles méthodes thermiques, au service de l'éradication de la Mérule et des autres champignons xylophages

    La maçonnerie est chauffée avec des radiateurs infrarouges. La période de chauffe est rganisée sur une période d'au moins huit heures qui garantie une destruction sans résidu d'infestation. Les maçonneries doivent être chauffées à plus de 55°, température qui tue le mycélium végétatif de la Mérule.

    Le défi particulier dans ce chauffage est généralement d'éviter d'endommager les peintures murales et autres organes fragiles de décoration.

    Cette méthode thermique pour lutter contre les infestations de champignon et donc la pourriture des structures en bois, offre des moyens efficaces pour lutter contre ces destructeurs. Cependant, la méthode thermique ne convient que pour tuer les champignons existants. Elle n'est pas destinée à protéger préventivement le bois sain de l'attaque d'un quelconque champignon lignivore.

    Il existe une variante de chauffage, en particulier pour de petites zones humides infestées par des champignons, ce sont les  micro-ondes. La température de consigne est atteinte beaucoup plus rapidement que dans le cas d'autres méthodes thermiques (infrarouges par exemple), et la durée totale de l'opération peut donc être considérablement réduite. Cependant, il existe un risque important pour des appareils électroniques situés à proximité, tels que les ordinateurs, les téléphones, etc., car ils peuvent être endommagés ou détruits par les micro-ondes. Les personnes doivent également garder une distance sécuritaire. Étant donné que les micro-ondes chauffent les molécules d'eau, il est nécessaire que les éléments à traiter soient humides, ce qui est généralement le cas des maçonneries. Avec ce processus, les températures requises sont atteintes plus rapidement et à moindre frais. Cette méthode a cependant ses limites, car elle ne peut être appliquée quand des pièces métalliques sont présentes (clous, barres métalliques, fils électriques, etc.).

    Pour tout processus de préservation du bois thermique applique : Le chauffage doit être constamment surveillée avec la technologie de mesure pour contrôler les appareils de chauffage selon les conditions requises pour le processus établi, ce qui garanti le succès de l'opération.

TRAITEMENT CURATIF
Liste entreprises certifiées
Mesures curatives
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Il faut en priorité réaliser l'assèchement du local et des éléments en bois et ceci le plus rapidement possible, si possible dès la découverte des dégâts. Il faut procéder à une mise hors d'eau du bâtiment, à la localisation, puis à la suppression de la source d'humidité et veiller surtout à une bonne ventilation efficace, ainsi qu'au dépôt des revêtements imperméables qui pourraient recouvrir parquets, planchers ou cloisons.

Il est ensuite nécessaire de déposer et de brûler si possible les éléments en bois qui présentent les caractéristiques d'une pourriture cubique, ainsi que ceux qui, après sondage, ne présentent plus une résistance mécanique suffisante.

Les maçonneries doivent être grattées et brossées énergiquement afin de détacher tout crépi ou mortier non adhérant ou envahi par du mycélium. Les joints feront l'objet d'un examen attentif pour vérifier la présence des cordonnets mycéliens (syrrotes) capables de les disjoindre pour atteindre des éléments en bois à travers le mur.

Toutes les surfaces de la maçonnerie seront stérilisées et séchées par brûlage à la flamme du chalumeau, la mérule ne survivant pas à haute température.

Enfin, il faut traiter les maçonneries et les éléments en bois avec des fongicides par badigeonnage, pulvérisation ou injection, selon les cas.

Important
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Ce traitement de barrage est indispensable en présence d'un développement de Mérules Serpula lacrymans ou himantioides, de Fibroporia vaillantii ou F. vaporaria, de Coniophora puteana ou marmorata, car ces champignons développent des cordons mycéliens, des syrrotes ou des rhizomorphes susceptibles de pénétrer les enduits, voir la maçonnerie (Mérule). Ce traitement n'est pas nécessaire pour lutter contre les autres champignons.

L'injection reste cependant sans effet dans le béton courant.

Garantie
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Remise en état

La remise en état des lieux après traitement fait l'objet d'un descriptif séparé.

Sauf spécification contraire faite dans le cahier spécial des charges, ces travaux sont à charge de l'entreprise qui a appliqué le traitement curatif.

Quelle que soit leur nature, les boiseries qui sont placées dans la zone traitée reçoivent au préalable un traitement fongicide préventif appliqué selon un procédé distinct pour la charpente ou pour les menuiseries.

La remise en état ne peut être entreprise avant la réception provisoire des travaux.

Garantie et responsabilité

L'applicateur garantit l'efficacité de son traitement curatif sur la surface des maçonneries. Il garantit également l'arrêt de la propagation du champignon dans la masse des éléments du gros œuvre à proximité de ces maçonneries. La garantie est délivrée pour une période de 10 ans, pour autant qu'il n'y ait pas de ré-humidification prolongée ou répétée de la zone concernée.

Cette garantie prend effet au lendemain de la réception provisoire.

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