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La Mérule ? Un cauchemar !

France 3 face au cauchemar : la mérule

 
 
 

La mérule Serpula lacrymans


La mérule pleureuse c'est quoi ?

 
 
 
 

REPORTAGE RADIO CANADA
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La France infestée par la mérule pleureuse 

Ce champignon qui détruit les bâtiments se répand en Europe de l'Ouest depuis une dizaine d'années. L'expertise française pourrait-elle nous inspirer pour le combattre?

Un texte d'Esther NormandCourriel à La facture 

Nous sommes allés en Lorraine, à Saint-Dié-des-Vosges, à l'Est du pays. Nous y avons rencontré un homme qui se passionne pour les champignons depuis un demi-siècle. En 40 ans, Patrick Laurent, expert mycologue, n’avait vu que deux cas de mérule pleureuse. Mais il y a 10 ans, tout a basculé.

Aujourd’hui, M. Laurent, qui possède un laboratoire judiciaire, reçoit de 6 à 8 échantillons de mérule par jour provenant de partout au pays. Le redoutable champignon a d’abord infesté l’Ouest, la Bretagne, la Normandie et le Nord, avant de s’étendre partout en France. 

La Lorraine et l’Alsace sont de plus en plus impactées, mais on voit également que ça descend sur le Massif central et sur la Savoie. Et à l’heure actuelle, on va à Ajaccio, à Nice, à Lourdes, pour aller traiter de la mérule.

Patrick Laurent

« La mérule s’attaque uniquement au bois. Elle est seule capable de décomposer la cellulose. Par contre, son mycélium va partout, dans les murs, les joints, derrière le plâtre, les isolants, etc. », explique l’expert. Le mycélium prend la forme de filaments cotonneux qui ressemblent à de la ouate.

Selon lui, le problème s’aggrave notamment en raison des changements climatiques. Il mentionne aussi l'isolation hermétique des maisons, qui retient l'humidité à l'intérieur, ce qui favorise le développement de la mérule.

David Volfart

En traitements, plus les coûts de démolition et de reconstruction, ça s’élève à 150 000 euros [215 000 $]. C’est énorme; la maison coûte 280 000 euros. J’ai à peu près encore 180 000 euros de crédit. Ce n’est pas faisable.

Incapable d’assumer ces coûts, M. Volfart se dit condamné à trouver une solution pour sauver sa maison.

Tous les types de bâtiments touchés


L’expert Patrick Laurent affirme qu’en France, le champignon attaque tous les types de bâtiments, les vieux comme les neufs. Lors de notre passage, il venait d’ailleurs de recevoir des échantillons prélevés dans une maison moderne, en forme de cube, avec une « ossature tout bois ». M. Laurent soutient qu’il a même déjà vu des maisons en construction infestées par la mérule.

Il déplore que de nombreux monuments historiques, comme le château de Lunéville, où nous nous sommes rendus, soient également attaqués. Ce qui est dramatique dans les Vosges à l’heure actuelle, c’est que je crois qu’on est à notre 5e, 6e, voire 7e église infestée par ce fléau. Notre mérule s’attaque même à nos cathédrales [notamment celle de Strasbourg].

Patrick Laurent

A la suite de ce reportage, nous avons été sollicité par plusieurs entreprises canadiennes, des échantillons de champignons nous parviennent désormais du CANADA.

Nous nous sommes déplacé pour rencontrer des entrepreneurs, le laboratoire Enviro-Option à MONTREAL du 8 au 13 janvier 2017, pour un programme d'étude, de contact et de recherche :

Lundi le 9

9h30 : rencontre avec Enviro-Option, la firme qui effectue les tests de qualité d’air

11h30 : rencontre avec un entrepreneur en décontamination (Fraka Décontamination)

13h : Rencontre avec une aérobiologiste

Mardi 10

Départ tôt pour visite d’une maison en province (Maison de l’émission La Facture RADIO CANADA)

PM : Visite sur le chantier

Mercredi le 11

Rencontre avec Danny CARLE de la société FONGIX DECONTAMINATION, qui nous rendra visite en février prochain dans notre laboratoire de la rue Gambetta à St-Dié des Vosges.

Des échanges sont prévus au cours du premier trimestre 2017 et un protocole doit être mis en place pour la commission parlementaire canadienne.

REPORTAGE COMPLET RADIO CANADA
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Ce champignon qui détruit les bâtiments se répand en Europe de l'Ouest depuis une dizaine d'années. L'expertise française pourrait-elle nous inspirer pour le combattre?

Un texte d' Esther Normand  Courriel à La facture

Nous sommes allés en Lorraine, à Saint-Dié-des-Vosges, dans le nord du pays. Nous y avons rencontré un homme qui se passionne pour les champignons depuis un demi-siècle. En 40 ans, Patrick Laurent, expert mycologue, n’avait vu que deux cas de mérule pleureuse. Mais il y a 10 ans, tout a basculé.

Aujourd’hui, M. Laurent, qui possède un laboratoire judiciaire, reçoit de 6 à 8 échantillons de mérule par jour provenant de partout au pays. Le redoutable champignon a d’abord infesté l’Ouest, la Bretagne, la Normandie et le Nord, avant de s’étendre partout en France.

Patrick Laurent, expert mycologue
Patrick Laurent, expert mycologue. Photo : TELEVISION Radio-Canada

La Lorraine et l’Alsace sont de plus en plus impactées, mais on voit également que ça descend sur le Massif central et sur la Savoie. Et à l’heure actuelle, on va à Ajaccio, à Nice, à Lourdes, pour aller traiter de la mérule.

Patrick Laurent

« La mérule s’attaque uniquement au bois. Elle est seule capable de décomposer la cellulose. Par contre, son mycélium va partout, dans les murs, les joints, derrière le plâtre, les isolants, etc. », explique l’expert. Le mycélium prend la forme de filaments cotonneux qui ressemblent à de la ouate.

Selon lui, le problème s’aggrave notamment en raison des changements climatiques. Il mentionne aussi l'isolation hermétique des maisons, qui retient l'humidité à l'intérieur, ce qui favorise le développement de la mérule.

Décontamination : la méthode française

Nous avons justement assisté à la décontamination d’une église au Haut du Tôt, un petit village perché au sommet des Vosges. Il s’agit de la deuxième infestation dans ce bâtiment chargé d’histoire.
Les citoyens ont lancé une campagne de financement mondiale afin d’être en mesure de payer pour les travaux de décontamination qui s’avèrent très importants.

Le maire, Dominique Leroy, explique la détermination des villageois. « Sans l’église, le village, je ne sais pas s’il serait encore là. C’est l’âme du Haut du Tôt. »

Edouard Aubriat, propriétaire d’une entreprise de décontamination familiale existant depuis 35 ans, a sorti l’artillerie lourde pour éradiquer la mérule pleureuse.

« La méthodologie française nous demande de décrépir, de brûler les maçonneries pour pouvoir fixer le champignon. Ensuite, on injecte un fongicide. Donc, on travaille avec de la chimie pour pouvoir éradiquer de façon définitive le champignon dans les maçonneries », explique Edouard Aubriat. Regardez-le détailler la technique :

 

M. Aubriat assure qu’il serait possible d’utiliser cette technique au Canada, précisant qu’elle « peut s’appliquer à tout type de maçonnerie », mais pas au bois.

Récemment, il a justement reçu un rapport d’expertise que le propriétaire d’un duplex du Plateau-Mont-Royal, à Montréal, intéressé par sa méthode, lui a envoyé. La contamination de cette propriété confirme d’ailleurs ce que des experts québécois ont déjà révélé à La facture : le champignon s’étend désormais à la métropole québécoise. « Étant donné qu’il trouve son passage dans les maçonneries, il a tout le loisir, sur des maisons mitoyennes, de se propager rapidement », mentionne-t-il.

Nouveau procédé

David Volfart, lui, a laissé son emploi pour développer un procédé à air chaud qui permettrait de tuer la mérule en préservant toutes les boiseries. Ce biochimiste soutient que ce sera jusqu’à 60-70 % moins cher que le « traitement classique chimique », car il y aura beaucoup moins de démolition et de reconstruction. Voici comment il s'y prend :

 

Même s’il n’a pas encore commencé à effectuer des traitements, M. Volfart est convaincu de leur efficacité, car ils sont basés, dit-il,sur une norme européenne « qui est bien définie pour éradiquer la mérule ». Il ajoute que « le procédé air chaud est utilisé contre la mérule au Danemark et en Allemagne contre les insectes xylophages ».

CONFÉRENCE et échanges
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Le laboratoire de la SEMHV accueillait le vendredi 23 janvier 2018 à 11h, plus d'une trentaine de professionnels du bâtiment, mais également des personnels de la DREAL et de la DDT, et le représentant des maires des Vosges, après une conférence proposée par le LQE (Lorraine Qualité Environnement) et tenue par Patrick LAURENT, mycologue, expert et formateur, à 9h à la MJC Louis Michel de Saint Dié des Vosges.

Soulignons que la salle avait été mise à disposition par la communauté des communes de Saint Dié des Vosges.

Un pot de l'amitié proposé dans la salle de réunion de la SEMHV a permis de nombreux débats sur ce sujet singulier et épineux, en pleine expansion dans notre pays.

VOSGES MATIN
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ENVIRONNEMENT

VOSGES : PATRICK LAURENT, MYCOLOGUE ET EXPERT JUDICIAIRE À SAINT-DIÉ

 

Membre de la compagnie des Expert-Bois : EXPERT BOIS

La Station d’études mycologiques des Hautes-Vosges a désormais pignon sur rue à Saint-Dié. Le travail de Patrick Laurent, seul mycologue expert judiciaire, intéresse bien au-delà des frontières du département.

SAINT-DIE DES-VOSGES - Le 12 Octobre 2016.

Patrick Laurent est un passionné. Tout son entourage s’accorde à le dire. Une passion pour la nature, née dans les pas de son père alors qu’il était encore enfant. Un papa agriculteur et grand connaisseur de champignons. Un chemin tout tracé pour celui qui est aujourd’hui à la tête de la Station d’études mycologiques des Hautes-Vosges et qui vient de prendre ses quartiers dans un bureau du centre-ville de Saint-Dié.

Un bureau mycologique, unique en son genre, au regard de la palette d’activités qu’il regroupe. « Nous avons quatre grandes missions », précise Patrick Laurent, « l’analyse pour les particuliers et entreprises, les diagnostics mycologiques spécifiques, l’expertise amiable ou judiciaire et la formation professionnalisante ».

« La station a été créée en 2010 sous forme associative essentiellement pour répondre aux demandes d’inventaires commandés par les Conseils généraux, les réserves naturelles, le Parc naturel des Ballons des Vosges… », explique-t-il. Puis le fléau de la mérule s’est développé dans l’Est donnant à l’activité un tour différent. Patrick Laurent a établi son premier diagnostic en février 2012, à Toul, où un champignon parasite avait investi un ancien bâtiment de l’armée destiné à devenir maison de la culture… Nouvelle étape en novembre 2014 lorsqu’il est nommé expert judiciaire par le président du Tribunal de grande instance d’Epinal, dans le cadre d’une affaire civile à Moyenmoutier. « Je suis le seul mycologue nommé expert judiciaire en France », certifie-t-il évoquant par là même des missions de Nice à Calais, d’Ajaccio à Rouen.

En janvier 2015, l’association est devenue société commerciale et emploie aujourd’hui trois salariés. Ils évoluent dans un environnement riche en ouvrages sur la mycologie, en loupes binoculaires et microscopes grâce auxquels plus de 1 500 analyses annuelles sont effectuées. « Les échantillons proviennent essentiellement de France mais aussi de Belgique, du Luxembourg, d’Algérie, de Tunisie… » Et même du Canada - Lire par ailleurs.

Dans quelques petits jours, Patrick Laurent saura s’il est accepté dans le cercle très restreint des experts bois. « La crème des experts » , confie-t-il. Une nouvelle corde peut-être à l’arc de ce presque sexagénaire qui est parvenu à faire de sa passion un métier.

Frédérique MONGEL-BEDEL Vosges-Matin

Lire l'article

NOTA  (SEMHV) :

Madame Catherine LAURENT est à la tête de la SEMHV 

Patrick LAURENT est à la tête du bureau d'étude et du cabinet d'expertise en mycologie et pathologie du bois LAURENT P.

 

La mérule dans nos églises
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La MÉRULE EST UN CHAMPIGNON INTELLIGENT

 

Patrick Laurent est mycologue passionné depuis 40 ans. En 2015, il a créé à Saint-Dié la S.E.M.H.V., Station d’études mycologiques des hautes Vosges. Seul cabinet d’expertise du genre en France. La mérule, il connaît. Nous l’avons interrogé sur le sujet.

La mérule, qu’est-ce que c’est ?

« C’est un champignon saprotrophe et non un parasite, très difficile à éradiquer. Il est aussi appelé champignon des maisons. Il est  intelligent car il est capable de déceler les zones d'humidité et de capter l'eau à l'aide de ses syrrotes, des cordons mycéliens ressemblant à de petits tuyaux. Il est même capable de traverser d'épaisses maçonneries. Il est très commun et très répandu sur le littoral atlantique, la Manche et le Finistère. Depuis cinq ans, elle est en pleine expansion. Pour preuve, j’ai fait récemment des diagnostics en Corse à Ajaccio, à Rodez, ou dans le Sud, à Nice. Dans les Vosges, il progresse et j’en suis au 7e diagnostic sur une église avec le Haut-du-Tôt (voir article par ailleurs) dernièrement et Plombières aussi. La mérule est responsable d’une pourriture sèche, cubique et de coloration brun rouge sur les bois attaqués, par sécrétion d’enzymes qui dépolymérisent la cellulose et l’hémicellulose, tandis que la dégradation de la lignine reste limitée. »

Comment y remédier ?

« Pour l’instant, nous n’avons que des solutions chimiques lourdes et onéreuses car il faut déshabiller les murs entièrement. D’autres solutions existent, notamment du côté des pays nordiques et allemands via des traitements thermiques, l’utilisation de panneaux infrarouge, ou de techniques à base de micro-onde mais c’est coûteux et inadapté quand il y a des parties métalliques dans les murs. »

Comment repère-t-on la mérule dans une habitation ?

« C’est très compliqué. Comme tous les champignons, il se présente en deux parties (mycélium et sporophore ou fructification). Mais souvent, quand on le découvre, il est déjà trop tard. Ça veut dire que le vers est dans le fruit généralement. Il faut alors faire un diagnostic et contacter une entreprise spécialisée et certifiée Qualibat ou FCBA. Généralement, le cabinet comme le notre fait des prélèvements et réalise une analyse afin de connaître l'espèce incriminée, il faut ensuite mesurer la surface infestée. On la repère souvent sur les murs Nord-Ouest dotés de revêtements défectueux. Aujourd’hui, les normes imposent d’isoler les maisons par l’extérieur. C’est une erreur. Cela encourage la prolifération de l’humidité à l’intérieur. Sans oublier le réchauffement climatique qui fait des siennes. Malheureusement, pour le moment, l’Etat ne fait pas grand-chose et les communes non plus pour se déclarer zone infestée. C’est dommage ! »

Pour plus d’informations : www.merule-expert.com

Propos recueillis par sabine LESUR  - Vosges-matin du 31/08.2016 Plus d'info

MERULE Serpula lacrymans
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La Mérule se déploie dans l'Est de la France

C’est un champignon féroce qui cause de gros dégâts aux bâtiments dans l’Ouest de la France. Selon le mycologue Patrick Laurent, la mérule se propage dangereusement dans notre région et dans l'Est de la France.
Actualité dans le journal l'Alsace du 5/07/2012 - Article du 05/07/2012 à 05:00 par Élisabeth Schulthess 

    « Elle s’installe depuis deux ou trois ans dans l’Est », assure Patrick LAURENT, président de la société mycologique des Hautes-Vosges. Il l’a repérée dans une vieille ferme vosgienne de Gérardmer tout juste rénovée, puis dans un bâtiment public de Toul que la Ville a décidé de raser tant il était attaqué. En Alsace, c’est à Marckolsheim et Benfeld qu’il a annoncé la mauvaise nouvelle aux propriétaires. 

    Car détecter la mérule dans une maison est souvent synonyme de grosses dépenses : « Les mérules se développent en attaquant le bois, le papier, le carton. Une infection non traitée peut conduire à des dégâts importants tels que l’effondrement d’un escalier ou d’une charpente. Quand elles sont bien installées, il est trop tard pour agir », explique le mycologue. 

    Ce champignon ressemble à du coton et se nourrit de cellulose. Ses plaques blanches et duveteuses se développent dans une atmosphère humide, confinée et sombre. Elles peuvent traverser des murs d’un mètre d’épaisseur. Installé en Normandie et en Bretagne depuis plusieurs années, ce fléau a gagné Paris et progresse maintenant vers l’Est. « C’est peut-être l’effet du réchauffement climatique. Ses spores se disséminent très facilement avec le vent », précise Patrick Laurent. 

    Dans les zones à risques avérés comme la Bretagne ou la Normandie, il est conseillé aux acquéreurs de biens immobiliers de demander au vendeur de faire établir un diagnostic, qui pour l’instant n’est pas obligatoire en cas de vente ou de location. Le développement visible de mérules peut n’apparaître que plusieurs mois après une contamination. D’où l’augmentation, dans l’Ouest, des litiges et procédures tendant à engager la responsabilité du vendeur. 

    Si dans l’Ouest nombre de cabinets de diagnostic ont leur expert en mérules, les spécialistes sont encore rares dans notre région. En Alsace, Patrick Laurent effectue des expertises sous couvert de l’association de mycologie qu’il préside. Dans sa maison de Wisembach, un village vosgien tout proche de Sainte-Marie-aux-Mines, il a installé son laboratoire d’analyses mycologiques. 

    Il prodigue ses conseils : « A titre préventif, il faut veiller à la bonne ventilation des locaux, à éviter les fuites d’eau. À titre curatif, il faut s’adresser à des entreprises certifiées qui traitent dans les normes, par voie chimique, par assèchement du bâtiment. » Les matériaux suspects ou attaqués doivent être détruits. Enfin, inutile de verser de l’eau de javel sur la mérule : cela accélérerait sa croissance.

A voir dans le Journal l'ALSACE : La Mérule en ALSACE

A voir sur FR3 Alsace : La Mérule, un fléau en ALSACE
Par France3Alsace
Egalement appelée "Lèpre des maisons", la mérule a fait son apparition depuis deux à trois ans dans l'Est de la France. Originaire du nord des Etats-Unis, elle s'attaque aux maisons le plus souvent inoccupées, car pour qu'elle se développe, il faut que 3 conditions soient réunies : obscurité, humidité et absence de ventilation.

Reportage d'Arnaud Rapp, Thierry Sitter et Xavier Chatel.

A voir dans VOSGES MATIN : La Mérule en Lorraine et Migration dangereuse de la Mérule
A voir dans L'EST REPUBLICAIN : Il faut tout casser

Mérule à NIORT
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La mérule photographiée à Saint-Maxire. Officiellement, un seul cas de mérule a été diagnostiqué à Saint-Maxire. Mais les spécialistes affirment que ce champignon est partout. Même à Niort.

Tout ce que vous voulez savoir sur la mérule  C'est simple, elle détruit tout. Aussi bien le bois que la pierre dans laquelle elle se disperse. La mérule est un champignon lignivore. D'une particulière voracité, elle ne craint que le feu.Jusqu'à présent, un seul cas a donné lieu à un signalement dans les Deux-Sèvres. C'était à Saint-Maxire, chez Daniel. « Elle est apparue dans un garage où je stockais du bois de chauffage, se souvient ce chef d'entreprise qui n'a rien vu venir. Il y en avait sur cinq mètres de long, sur le mur en pierres et dans les bûches. » Le propriétaire a vite compris : « Vous preniez un rondin, il s'effritait, il tombait en poussière. »Au chalumeauEt il a aussitôt pris des mesures : « On a jeté au feu toutes les bûches et des vieux meubles rangés à côté. On a donné un coup de nettoyeur haute pression. On a balayé, on a brûlé tout ce qu'on a ramassé. On a donné un coup de chalumeau pour détruire les racines. Et puis un autre coup de nettoyeur et encore un coup de brûleur. » Et, « pour être sûr, on a aussi fait intervenir une société spécialisée ». Nouveau brûlage pour éviter la dispersion des spores et pulvérisation d'un fongicide en surface pour prévenir la récidive. « C'est classique : on met la pierre à nu, puis on traite la pierre par forages, ajoute Mickaël Bocher, gérant de Callisto System qui est intervenue chez Daniel. On perce le mur et on introduit le fongicide par pression. » Depuis, Daniel garde un œil très attentif sur son garage.


Officiellement, ce cas est unique en Deux-Sèvres. C'est du moins le seul à avoir fait l'objet d'une déclaration en mairie. On en déduirait presque que la menace est mineure, d'autant que la préfecture n'a pas encore signé d'arrêté mérule. En mars 2014, le préfet a tout de même invité les maires deux-sévriens à signaler les cas constatés sur leurs territoires : seule Saint-Maxire s'est déclarée positive à la mérule, quarante-cinq autres ont répondu n'avoir pas rencontré ce champignon.
A la direction départementale des Territoires, Catherine Aupert traduit ce faible taux de réponse comme un indice de la faiblesse du risque en Deux-Sèvres. « On attend les instructions du ministère », explique-t-elle par ailleurs, ajoutant qu'une piqûre de rappel va être menée en direction des communes et qu'un point de situation sera fait d'ici six mois.

Que l'administration prenne son temps n'étonne guère Patrick Laurent. Naturaliste, expert en mycologie et gérant de la Station d'études mycologiques des Hautes-Vosges, il observe depuis dix ans le développement de la mérule en France. Et il est catégorique : « Aujourd'hui, tous les départements sont atteints ! » Même les Deux-Sèvres, donc. « Mais les pouvoirs publics traînent des pieds, regrette-t-il : en période de crise, ce n'est pas bien vu d'ajouter des diagnostics et des contraintes… » Discrétion Chez Callisto System, à Niort, Mickaël Bocher confirme : il dit traiter en Deux-Sèvres un cas de mérule toutes les deux ou trois semaines. Y compris à Niort. Il a aussi le souvenir d'un château attaqué du côté de Mougon. « C'est là qu'on a fait les photos en ligne sur notre site. » Il précise que « généralement, la mérule est découverte à temps et le problème est vite réglé ». Il sait aussi que 95 % des propriétaires s'abstiennent de faire en mairie la déclaration pourtant obligatoire (*). Et il comprend : « C'est comme pour les termites ! Si vous avez l'intention de revendre votre maison, vous n'allez pas annoncer qu'elle a été infestée par la mérule !… »

nr.niort@nrco.fr 

(*) Les prestataires qui interviennent ne sont pas tenus de déclarer la mérule, cette obligation revient au propriétaire. Emmanuel Touron

La lèpre des maisons
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A la Une de Vosges Matin du Vendredi 13 juin 2014 / N° 1954
La mérule dévastatrice
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La lèpre des maisons s'étend dans les Vosges, " cela va aller en s'amplifiant ".
Cela va aller en s’emplifiant !
Vign_Vosges_matin

LEPANGES- SUR-VOLOGNE

Tout partait d’une bonne intention. Rénover la belle église de Lépanges-sur-Vologne grâce à plusieurs dizaines de milliers d’euros de dons. Des travaux réalisés sur trois ans, entre 2007 et 2010. « On était fiers. Notre église venait d’être refaite et pour un petit village, ce n’est pas rien » , estime Christian Claudon, premier adjoint à la mairie de Lépanges.

Pourtant, deux ans plus tard, l’église ferme ses portes. « A l’intérieur, le bois avait complètement pourri. Les gens passaient à travers les estrades » se souvient l’élu. Depuis, l’église a été vidée, les parquets brûlés… La mérule est passée par là. Et a fait des dégâts. Les boiseries, les murs et les sols sont atteints. Et attendent aujourd’hui d’être traités.

Car à Lépanges, pendant plusieurs années, la mérule a tissé sa toile, développant ces cordons mycéliens blancs typiques au champignon. Se développant dans les sols, les murs, sous les estrades, sous les meubles et aujourd’hui encore, à même la terre. « Dans nos petits villages, où les gens sont assez croyants, c’est dramatique de ne plus avoir d’église. Aujourd’hui, on marie les gens à la mairie et ils partent ailleurs à l’église. Cela fait deux ans que ça dure et on espère vraiment en voir le bout prochainement. »

« Le risque zéro n’existe pas »

Depuis plusieurs semaines, les réunions de chantier se succèdent. En attendant le traitement qui, tous l’espèrent, éradiquera complètement le champignon. « Cela chagrine les villageois et c‘est un souci dont on se serait bien passé. Une fois que le traitement aura été fait, que les parquets seront refaits et que le mobilier aura été remis en place, on va surveiller, c’est sûr. Et on sera très attentifs » , poursuit Christian Claudon.

Quelque 40 tonnes de terre ont été enlevées, et l’église de Lépanges ressemble aujourd’hui à un vaste chantier. Des travaux qui ont débuté il y a un mois environ. Et que la municipalité espère terminés pour la mi-août. « On tend le dos, on a peur que ça reprenne ensuite. Le risque zéro n’existe pas. On le sait. »

Au fond de l’église, les employés municipaux viennent de déplacer un meuble sous lequel, une fois encore, le champignon a pris ses quartiers. « Sur une estrade qui date d’il y a quelques années à peine. »

Dans la vallée de la Vologne d’autres églises ont été touchées par la mérule, aussi appelée la lèpre des maisons. A Granges ou Laval. A Bruyères, six cas ont été décelés dans une même rue et la mérule s’étend un peu partout dans les Vosges. Aucun secteur ne semble épargné. Chaque année, l’entreprise d’Edouard Aubriat, spécialisée dans le traitement du champignon (voir par ailleurs), enregistre 300 nouveaux cas dans le grand Est de la France mais aussi en Belgique et au Luxembourg. Quand, il y a trente ans, son père ne voyait que trois ou quatre cas de mérule par an.

Adeline ASPER

Article à la Une de Vosges Matin du 13 juin 2014.  Plus d'info

Mérule et réchauffement climatique
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Jeudi 26 janvier 2012

Le champignon Mérule attaque les charpentes des maisons lorraines avec le réchauffement climatique ! Plus d'info

En effet, nous observons une recrudescence de la présence de la Mérule dans les habitations de Lorraine, mais également d'Alsace et plus généralement du grand Est de la France. Le réchauffement climatique favorise sa croissance, mais pas seulement. Les nouveaux matériaux isolants comme la ouate de cellulose, posés dans de mauvaises conditions sont un champ de développement propice à la Mérule. Les nouvelles méthodes d'isolations dans des anciens bâtiments en cours de rénovations, sont de véritables pièges pour la Mérule qui trouve ainsi des conditions plus que favorables à son développement et donc à sa prolifération. La Lorraine et l'Alsace sont particulièrement touchées. PL

Mérule en migration dans l'Est
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Migration dangereuse de la Mérule 

Mycologue naturaliste, Patrick LAURENT lance une campagne d’information sur la Mérule, ce champignon destructeur dont la présence a été constatée dans la région de Saint-Dié-des-Vosges et dans le grand Est de la France. Plus d'info

En effet ce champignon est largement sous-estimé. La méconnaissance de ses capacités à s'installer dans un bâtiment et à détruire maçonnerie et bois, est souvent la source de dégâts importants et coûteux. Négliger la présence de quelques centimètres de filaments mycéliens sur un mur ou une boiserie, peut engendrer une infestation importante, voire catastrophique en quelques mois. D'où l'importance d'un diagnostic précis dès les premiers soupçons.

Mérule et isolation
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La mérule, champignon glouton 
Frédéric Tourneur

L'isolation prépare le terrain Plus d'info

Il y a constamment dans l'air entre 5 et 10 spores de mérule par mètre cube, et jusqu'à 100 en période de fructification. Il lui suffit d'un morceau de bois où elle puisse germer. « Il faut tout de même qu'il y ait une humidité anormale, précise Marc Jequel, du Centre technique du bois et de l'ameublement. Les champignons n'arrivent à germer qu'au-delà de 20 % d'humidité. Une fuite de chéneau ou de salle de bains, une vieille cave humide, et la mérule peut s'implanter. Mais, ces derniers temps, les cas se multiplient avec la rénovation des anciennes maisons. En calfeutrant toutes les aérations sous prétexte d'isolation, on prépare le terrain à la mérule. Ce champignon peut être aussi une conséquence des inondations. » On la repère en général lorsqu'elle fructifie, formant des parties charnues, molles, de couleur brun à jaune. Ce tapis mycologique contient plusieurs milliards de spores de couleur rouille. Pour arriver à produire ses graines, ce n'est pas moins de 35 kilogrammes de bois que la mérule aura décomposés...

Mérule en Alsace - Lorraine
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La mérule des maisons
pointe son nez en Alsace-Lorraine

Patrick Laurent dans son laboratoire de mycologie à Wisembach. Photo Thierry Gachon
C’est un champignon féroce qui cause de gros dégâts aux bâtiments dans l’Ouest de la France. Selon le mycologue Patrick Laurent, la mérule fait son apparition dans les régions de l’Est.

Journal Le Pays le 05/07/2012 à 05:00 Élisabeth Schulthess.

Mérule en Alsace
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Champignon : La mérule des maisons pointe son nez en Alsace

« Elle s’installe depuis deux ou trois ans dans l’Est », assure Patrick Laurent, président de la société mycologique des Hautes-Vosges. Il l’a repérée dans une vieille ferme vosgienne de Gérardmer tout juste rénovée, puis dans un bâtiment public de Toul que la Ville a décidé de raser tant il était attaqué. En Alsace, c’est à Marckolsheim et Benfeld qu’il a annoncé la mauvaise nouvelle aux propriétaires.

Journal L'Alsace du 05/07/2012 - Élisabeth Schulthess
Magazine MASSIF DES VOSGES
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Métier Passion
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DNA du 15 juillet 2017
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Le "Cancer des Maisons" menace

Article DNA juillet 2017
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Article DNA / ALSACE du 15 juillet 2017
NOTRE DAME DE PARIS
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Photo © SEMHV / PL 

L'EXPERTISE de la SEMHV pour les analyses des prélèvements de champignons, sur la charpente de NOTRE DAME DE PARIS.

La charpente au dessus du transept est en cours de traitement. Notre expertise a été sollicitée, afin de déterminer les espèces responsables de désordres, notamment des cas de pourriture fibreuse, sur la charpente en chêne débarrassée d'aubier, néanmoins atteinte par des attaques fongiques, en raison de fuites de la toiture en cours de rénovation.

La photo a été prise par nos soins depuis la base de la flèche.

Un peu d'histoire :

Une première flèche fut construite au-dessus de la croisée du transept vers 1250. C’était un clocher qui a comporté au XVIIe siècle jusqu’à cinq cloches. Elle fut démontée de 1786 à 1792.

Violet-le-Duc, au moment des travaux de restauration de la cathédrale, décide de mettre en place une seconde flèche dont la charpente serait indépendante de celle de la forêt sur une base octogonale prenant appui sur les quatre piliers du transept.

En 1860, il charge le charpentier Bellu de ces travaux. Le modèle est celui de la flèche à deux étages imaginée à Orléans en 1852 qui s’éloigne fondamentalement de celle du XIIIe siècle. De plus, cette flèche n’est plus un clocher.

La flèche domine les statues de cuivre vert-de-grisé des douze apôtres avec les symboles des quatre évangélistes. Viollet-le-Duc s’est fait représenter lui-même sous les traits de saint Thomas avec son équerre. Il semble contempler le sommet de son « Grand Œuvre ».

Quelques chiffres impressionnants : 500 tonnes de bois, 250 tonnes de plomb, une hauteur de 93 m depuis le sol.

Enfin, le coq situé au sommet de la flèche contient trois reliques : une parcelle de la Sainte Couronne d’épines, une relique de SAINT DENIS et une de sainte Geneviève. Il constitue ainsi un véritable « paratonnerre spirituel » protégeant tous ceux et toutes celles qui œuvrent pour la louange de Dieu, à l‘intérieur de la cathédrale, icône de la Jérusalem céleste. C’est le cardinal Verdier, archevêque de Paris, qui les replaça en présence du chapitre des chanoines le 25 octobre 1935.

Plus d'info
EXPERTISE A MONTREAL
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La télévision canadienne est venue effectuer un reportage de trois jours sur nos activités et notre laboratoire, en novembre 2016. Le reportage est disponible à l'adresse suivante : LA FACTURE

Le reportage sera ensuite diffusé sur TV5 MONDE courant janvier 2017.

TITRE

La mérule pleureuse, un champignon dévastateur qui attaque les maisons, poursuit son œuvre destructrice. Dans la dernière année au Québec, le fléau a pris de l'ampleur. Allons-nous attendre de nous retrouver dans la même situation qu'en France où les cathédrales sont attaquées ?

Reportage effectué pour l'émission LA FACTURE RADIO CANADA

Journaliste : Esther Normand
Réalisateur : Michel Philibert


Radio-Canada.ca 

Voir le reportage complet et les vidéos : Plus d'info

Cathédrale de Strasbourg
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Notre Bureau d'étude s'est vu confier l'expertise de la crypte de la Cathédrale de Strasbourg, par la ville de Strasbourg. Le rapport de diagnostic et d'expertise a été transmis dans les 5 jours, après expertise, à la Fondation de l'Oeuvre Notre Dame. La problématique se situe au niveau des fondations du temple romain, de l'église romane et de l'actuelle cathédrale gothique.

On remarque ici l'enceinte des murs de la cathédrale Ottonienne de Werner construite en 1015, mais l'expertise porte également sur l'emprise de l'ancienne chapelle St-Michel édifiée en 1220, puis les fondations de l'actuelle Cathédrale gothique édifiée à partir de 1240 et les fondations de la chapelle St-Laurent construite en 1515.

La SEMHV est honorée d'avoir pu répondre à cette exigence. Rappelons que la fondation de l'Oeuvre Notre-Dame, effectue les travaux d'entretien et de restauration sous couvert de la DRAC en partenariat avec le laboratoire de recherche des monuments historiques LRMH et de l'institut national de recherches archéologiques préventives INRAP.

Champignon et marine
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Indépendamment des orgues, la SEMHV a été sollicitée pour l'étude des pathologies fongiques qui touchent le bois de chêne mis en œuvre dans la construction du vaisseau "Le Jean Bart", par l'association Tourville de GRAVELINES 59, mais également sur les barques classées MH de l'étang de Thau.

Cette cathédrale des mers a été engagée en bordure du port historique de Gravelines. Afin de se fournir en chênes pluricentenaires de dimension hors norme, un partenariat a été élaboré avec l’Office National des Forêts (agence Picardie). Une fois repérés dans les coupes, les chênes pouvant convenir à la construction du Jean-Bart sont abattus puis, après validation, envoyés en scierie à Leisele (Belgique) pour être équarris sur deux faces et transportés pour façonnage sur le chantier Tourville à Gravelines. Mais les bois mis en oeuvre sont infestés par divers champignons lignivores qu'il convient d'identifier, afin de pouvoir y appliquer un traitement adéquat. Notre laboratoire est chargé de cette étude.

SEMHV au JT FR3 Lorraine
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FR3 lorraine réalise un reportage sur les activités de la SEMHV au journal télévisé 19/20  du 4 octobre 2016, jour de l'inauguration officielle de nos nouveaux locaux.

Voir le reportage

Reportage
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La saison des champignons cet automne 2015

Les champignons se font rares dans les sous-bois vosgiens. La sécheresse est passée par là. Rencontre avec un spécialiste du champignon à Wisembach près de Saint-Dié-des-Vosges

Vosges télévision

CITATION
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Ma citation préférée :

"La critique est aisée, mais l'art est difficile". Citation de Philippe Néricault, dit Destouches (1732).

Actualités Infos
La Mérule dans les Deux Sévres
CONFERENCE
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"Se prémunir contre la mérule" Quand, Où ?

Une conférence était  donnée par Patrick LAURENT, Mycologue expert près la Cour d'Appel de Nancy, le 21 mars 2015 à 14h10 à la Salle communale de TENDON (Vosges) 23, route des Cascades à Tendon 88 ; à l'occasion de l'assemblée générale de Maison Paysanne des Vosges.

Mérule dévastatrice
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Dimanche 4 novembre 2012, zone interdite (M6) a diffusé un reportage sur la mérule. Voir la vidéo

« Il y a les galères impossibles à prévoir. Causées par exemple, par un mystérieux champignon : la mérule. Un véritable traumatisme pour Christine et Abdel. Installés depuis 15 ans dans une maison qu’ils venaient de finir de payer, ils ont découvert avec horreur qu’elle était rongée par la mérule, un champignon surnommé la « lèpre des maisons« . Pour l’éradiquer, il faut tout casser, traiter, puis reconstruire. En France, la mérule ne fait pas partie des diagnostics obligatoires quand on achète. Mais surtout c’est un fléau qui n’est pas couvert par les assurances. Christine, Abdel et leur fils se retrouvent à la rue, traumatisés. Comment vont-ils faire pour reconstruire leur maison ? Un incroyable combat contre cet « alien des maisons » dont les équipes de Zone Interdite ont été les témoins pendant deux ans. »

Alerte à la Mérule - TF1
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JT TF1 - Alerte à la mérule !

www.wat.tv › Tous les journaux télévisés de TF1

29 mars 2010
La mérule sévit dans le grand ouest et gagne du terrain en France. ... jt_tf1_20h vous propose de découvrir ...
Monsieur Mérule
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Champignons

Patrick Laurent, mycologue, expert.

Lorsqu’un amateur de champignons trouve un bon coin il n’en dira rien à personne. Pour Patrick Laurent, c’est bien le contraire : il s’empresse de le signaler ! C’est que ses champignons préférés sont particuliers… et s’attaquent aux bâtiments !

La vocation de Patrick Laurent est un enchaînement de petits événements qui ont à chaque fois ouvert une porte vers encore plus de passion. D’abord sans doute, les activités familiales champêtres du dimanche  ont marqué sa jeunesse. Puis il a été initié aux champignons par son père qui en ramassait vingt sortes comestibles.  Là-dessus lui est venue la passion de la photo : tirer le portrait fidèle d’un champignon, c’est déjà un art, lui donner son ou ses noms, est mieux. Le doigt était pris dans l’engrenage de la démarche scientifique, enrichie par l’entrée dans la Société Lorraine de Mycologique. Ce besoin de rigueur le mène au métier de gendarme, mais après 17 ans de service, il se tourne vers la Brigade Verte du Haut-Rhin pour se rapprocher de la nature. S’il se dit autodidacte riche uniquement du BEPC, il n’en a pas moins approfondi ses études en droit. En 1996, il fonde la Société Mycologique des Hautes-Vosges dont il est à présent président d’honneur.

Expert mondial

Le monde des champignons est vaste et trop peu connu. Cela suffit à exciter la curiosité de l’amateur qui, pour parfaire ses connaissances, fait un séjour au Maroc pour un dossier sur les morilles des dunes, puis au Pérou et en Equateur pour un inventaire des champignons de la Cordillère des Andes et  trouver des liens avec les spécimens des Alpes ; il est également passé en Scandinavie, à Madagascar et aux Antilles. Son nom commence à être connu : il est sollicité pour coucher ses connaissances dans des livres de vulgarisation qui font aujourd’hui référence. De plus, Il donne des cycles de conférences sur la toxicologie à des pharmaciens, des médecins, au grand  public , travaille avec l’ONF pour cerner le rôle des champignons en forêt et surtout part en guerre contre l’ignorance, car chaque année il y a 3 à 4 morts en France et 90 intoxications rien qu’en Alsace !

Monsieur mérule


Et un jour, nouveau déclic : la mairie de Toul le sollicite via le site internet  de l’association pour identifier un champignon qui s’attaque à un vieux bâtiment de la ville. C’est là qu’il entre dans le monde des champignons et moisissures des maisons, dont la terrible mérule  pleureuse (Serpula lacrymans) est la plus redoutée car difficile à éradiquer. Sur internet il crée une page complète sur la mérule et très vite suivent des articles sur les autres destructeurs xylophages. Ayant gardé de la gendarmerie  l’esprit d’enquête et de rigueur juridique, il est de plus en plus  sollicité par des particuliers,  puis viennent des administrations ou collectivités qui découvrent la nécessité de cerner l’état de leurs biens avant travaux  ou vente; pour cela, une seule adresse en France : Patrick Laurent, à raison de 3 à 10 échantillons à identifier par jour. L’association ne peut plus suivre et n’a pas vocation commerciale. Cédant à des pressions amicales, il décide de passer professionnel avec près de 40 années d’expérience en mycologie, d’autant plus que le Tribunal de Grande Instance d’Epinal l’a nommé expert judiciaire en mycologie, près la Cour d’Appel de NANCY.

Unique en Europe

Le 3 janvier il ouvrira chez lui à Wisembach la Station d’Etudes Mycologiques des Hautes Vosges, la SEMVH SAS, forte de 3 personnes, pour analyser les échantillons reçus au labo, assurer des expertises judiciaires, apporter les compétences d’un bureau d’études pour l’inventaire de sites, assurer la formation sur les pathologies du bois dans le bâti et la reconnaissance des champignons et enfin, initier les architectes, notaires et experts immobilier à la  problématique des xylophages dans le bâti.  Cerise sur l’omelette aux cèpes, depuis quelques mois affluent des envois de divers pays d’Europe. Il semble bien que la SEMVH soit unique non seulement en France, mais aussi  dans toute l’Europe ! Une nouvelle page dans la vie de Patrick Laurent qui quittera en février ses amis de la Brigade Verte à Sigolsheim avec un pincement au cœur, après 22 ans au service des communes haut-rhinoises.

Sigolsheim - Le 14/01/2015 par Yvan Hobel - Journal l'Alsace.

PORTRAIT Vosges Matin
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Bureau d'étude
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LE MAG.
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Patrick LAURENT

Auteur du Livre Champignons d'Alsace et des Vosges TOME I : "le massif vosgien".

Vosges Matin
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Patrick LAURENT

au salon du livre au Festival International de Géographie.

Il écrit un ouvrage complet sur la Mérule et les champignons lignivores dans le bâti, à destination des professionnels.

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