Mérule expert
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RECHERCHES MYCOLOGIQUES
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Nos recherches se concentrent sur le développement de certains mycéliums et en particulier celui des Mérules Serpula lacrymans et Serpula himantioides dans la ouate de cellulose, les fibres de bois, OSB, les bois composites ou agglomérés, les bois de feuillus et de résineux, en milieu extérieur ou intérieur.

Les recherches s'orientent également sur les vitesses de dégradation des différentes essences de bois, la lignine, la cellulose, les hémicelluloses... et leur transformation en pourriture fibreuse blanche, cubique brune, molle noire, alvéolaire...

Des contacts ont été pris avec plusieurs grandes Ecoles et d'autres laboratoires (ENSTIB, EPFL, ALCINA...), afin de travailler sur des problématiques complexes).

  1. En raison de changements d’environnement brusques dans un bâtiment, dus généralement à la présence ou l’absence de l’homme, les champignons se retrouvent dans des conditions extrêmes auxquelles ils doivent pouvoir s’adapter pour survivre. C’est ainsi que l’on constate de nombreuses anamorphoses, qui sont extrêmement difficiles à identifier et qui posent donc des problèmes quant à la problématique d’éradication. 
  2. Au cours de notre expérience (analyses, diagnostics et expertises), nous avons constaté que certaines espèces saprotrophes avaient des préférences pour certains matériaux, indépendamment du bois comme dans la nature.     Par exemples : Tapinella panuoides et sa forme ionipes, se sont spécialisées pour se développer sur les bois d’oeuvre en lamellé-collé. Fibroporia vaillantii se développe majoritairement sur des plaques de type OSB ou encore Chaetomium globosum vient quant à lui principalement sur des plaques de type particules de bois agglomérées. Il nous semble que les nouveaux matériaux de type bio-sourcé, vont eux aussi être l’objet d’attaques spécifiques qu‘il serait opportun de pouvoir appréhender afin de mieux les anticiper et les maîtriser.
PLEUROTUS PULMONARIUS
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Développement de sporophores de Pleurotus pulmonarius sur joints de carrelages !

Dans le bâti, il est parfois surprenant de découvrir le développement de champignons sur des substrats peu communs, comme ici, sur des joints de carrelages, dans une pièce humide et au beau milieu de la pièce ! On remarque en sus, l'importante sporée (dépôt de spores blanches). Il s'agit ici, de comprendre le processus de développement avec aussi peu du nutriments et l'absence de bois, donc de lignine directement assimilable par le mycélium.

PLEUROTUS OSTREATUS
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Développement de Pleurotes comestibles Pleurotus ostreatus sur plinthes, dans un immeuble humide !

Une touffe de sporophores (fructifications du champignons) issue du processus de dégradation de la lignine du bois constituant les plinthes dans le bâti. Le bois présente une nette dégradation par une pourriture fibreuse, de couleur blanche, caractéristique. Les études portent sur le temps nécessaire à la décomposition totale d'une masse de bois, dans les conditions optimum de développement de ce champignon.

PHOLIOTA APICREA
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Anamorphoses dans le bâti

Les cas d'anamorphoses ne sont pas rares dans le bâti. En effet des espèces naissent et se développent dans un environnement qui peut changer souvent et parfois rapidement au cours du développement de l'espèce et donc changer les conditions environnementales du champignon. Le champignon ne s'y retrouve plus avec son environnement, avec les fluctuations de l'hygrométrie, de la lumière et de l'obscurité plus ou moins alternées, du confinement de l'air suivi de courants d'airs, de variations des températures, à tel point que les espèces deviennent méconnaissables. il s'agit en fait de monstres de la nature, nommées anamorphoses.

On voit sur la photo ci-dessus, des stipes en forme de tentacules de poulpe, orientés vers le bas, en touffes denses, plus ou moins difformes, sans chapeau, car  ces spécimens se sont développés dans l'obscurité totale, mais dans une humidité ambiante proche des 90 % à 100 %, à une température quasi constante à 15°. Sans l'odeur intense de cannelle que dégage le stipe, surtout au frottement, il nous aurait été impossible de pouvoir déterminer scientifiquement cette espèce, d'autant que cette dernière est, de surcroit, très rare dans la nature !

Nos recherches portent donc également, sur l'identification et l'inventaire des différentes formes, anomalies et anamorphoses, rencontrées dans le bâti.

Lexique

Anamorphose : (= Lusus) Anomalie telle que non seulement, la forme extérieure du champignon est entièrement modifiée, mais encore la structure même. Certains lusus de champignons sont classiques, mais en revanche la forme abortive de Pholiota apicrea qui se développe sur Pinus sylvestris (ici, du bois lamellé-collé) est franchement atypique.
Abortif : Au développement défectueux.

Pour voir la même espèce dans la nature : Pholiota apicrea
Pholiota apicrea
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Pholiota apicrea (Fr.) Moser

Chapeau 6-10 cm, longtemps convexe à semi-globuleux, lubrifié, jaune vif puis orangé roussâtre vers le centre et rougissant ou roussissant à la base du stipe.
Lames jaunes puis brun rouillé olivâtre. 
Stipe 10-5 × 1 cm, fusiforme, subconcolore à roux fauvâtre vers la base, à cortine subannelée au début ou appendiculant la marge du chapeau, à odeur forte de cannelle, surtout à la base du stipe et au frottement !
Chair pâle à odeur suave, fruitée ou de "bonbon anglais", de cannelle, subdouce.
En touffes sur souches ou débris de résineux, notamment le pin (Pinus sylvestris).
Spores 10 × 5,5 µm ; pas de chrysocystides. 

Il existe de nombreuses espèces cespiteuses analogues, ± inodores ou amères, avec ou sans chrysocystides, et de détermination difficile, dont les plus connues sont P. flavida (Sch. : Fr.) Sing., jaune vif, (chrysocystidiée) et P. apicrea (Fr.) Moser, (Index Fungorum : P. alnicola var. alnicola), plus ocre terne, à stipe roussissant et odeur de cannelle à la base (sans chrysocystides), tous deux sur conifères. 

Pholiota apicrea
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Pholiota apicrea  (Fr.) Moser

forme stérile et anamorphique

        Espèce sans chapeau, se développant vers le bas, à nombreux stipes connés, très roux à rougeâtres, veloutés, feutrés jusqu'à la pointe, formant des "branches" courtes et multiples sur le pied principal. Stipes de 20, 25 cm (jusqu'à 32 cm) de longueur et 0,9 - 1,2 cm (maxi 1,6 cm) de diamètre, à très forte odeur de cannelle, même sans frottement, mais encore accentuée par ce dernier. Forte odeur de cannelle également et persistante à la dessiccation.

Hyphes conformes aux hyphes des individus fertiles.

Mérule - SERPULA LACRYMANS
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Des études multiples sont actuellement en cours sur le développement de la Mérule Serpula lacrymans, notamment :

Etude d'une "souche" ou sous-espèce à spores plus petites que chez S. lacrymans type.

Capacité de pénétration des maçonneries par l'action des syrrotes de mérule.

Capacité et périodicité du développement des sporophores de mérule dans le bâti suivant différents types d'environnements.

Etude sur la production et la dispersion des spores.

Etude du temps nécessaire à la dégradation totale d'un certain volume de bois, par les enzymes multiples de la mérule.

La cellulose
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    La cellulose est un polymère constitué d’unités de cellobiose, elle-même constituée de deux b-D-glucopyranoses reliés par une liaison glycosidique b(1>4) dans leur conformation chaise ce qui lui donne une structure linéaire. La cellulose possède des régions cristallines et des régions amorphes. Il existe différentes organisations cristallines de la cellulose. La cellulose I est une cellulose cristalline naturellement présente dans le bois et les écorces (d’autres types de celluloses peuvent être produites suite à des traitements chimiques). La cellulose des écorces présente la même structure que la cellulose du bois, néanmoins son degré de polymérisation est moins important (très dépendant des méthodes d’extractions employées) et présente une polydispersité plus élevée. La cristallinité de la cellulose contenue dans les écorces est également plus faible que pour la cellulose du bois. La cellulose des écorces est plus sensible aux procédures d’extraction et d’isolation que la cellulose du bois (Rowell, 2005; Dietrich et Gerd, 1983; Jabbar et Timell, 1960; Huang et al., 2011). Il en résulte une dégradation de la cellulose et une sousestimation de sa teneur. Cette cristallinité joue un rôle très important dans l’extraction et les réactions chimiques, car elle détermine l’accessibilité de la cellulose par les réactifs. Une isolation parfaite de la cellulose nécessite des conditions sévères. Néanmoins, la purification de la cellulose des écorces est plus difficile en raison de la présence de composés propres aux écorces (tanins très condensés, subérine). Le taux de cellulose présent dans les écorces est variable, elle peut-être de 16 à 41% en fonction des essences. L’écorce externe présente généralement un taux de cellulose inférieur à l’écorce interne.

Les hémicelluloses
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    Les hémicelluloses sont présentes aussi bien dans le bois que dans les écorces. Ce sont des polysaccharides constitués d’un squelette principal qui peut-être ramifié. Tous les sucres simples présents dans le bois, ou les écorces sont constitutifs des hémicelluloses : le glucose, le xylane, le mannose, l’arabinose, le galactose, ainsi que les acides uroniques. Cependant, le type d’hémicelluloses majoritaire diffère entre le bois et les écorces, et entre les feuillus et les résineux. Ainsi, les hémicelluloses majoritaires des écorces de résineux sont les galactoglucomannanes alors que pour les feuillus ce sont les arabino-4-O-méthylglucuronoxylanes. Les xylanes et les mannanes des écorces sont généralement les mêmes que pour le bois (Rowell, 2005). Les xylanes sont composés d’unité xylose reliées entre elles par une liaison b (1>4). D’autres hémicelluloses ont été identifiées en quantité minoritaire. Une part significative des hémicelluloses peut être extraite lors de l’extraction des tanins par une solution alcaline. Cette solubilité est responsable d’erreur sur les mesures effectuées pour l’analyse chimique du bois ou des écorces.

La lignine
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    La lignine est un polymère naturel amorphe. Elle est formée principalement d’unités phénylpropane reliées par des liaisons C-O-C et C-C. Les précurseurs des monomères constitutifs de la lignine sont les alcools p-coumarylique, conyférylique et sinapylique. L’alcool coumarylique est un précurseur mineur de la lignine des feuillus et des résineux. L’alcool coniférylique est le précurseur principal de la lignine des résineux. Les alcools coniférylique et sinapylique sont les précurseurs principaux de la lignine des feuillus. La lignine possède une teneur en groupement méthoxy variable. Chez les résineux, la proportion de groupement methoxy est de 15-16 %, et de 21 % chez les feuillus. Contrairement à la cellulose, la lignine n’est pas constituée d’un seul et unique monomère répété, mais possède plusieurs unités phénoliques substituées. Toutes les lignines sont constituées par l’arrangement de trois unités phénoliques : guaiacyl, syringyl et p-hydroxyphényl. Il existe de nombreuses lignines dont la structure est variable, et fonction des espèces étudiées. La lignine des résineux provenant du même précurseur est nommée lignine guaiacyl. La lignine des feuillus est un copolymère d’unités guaiacyls et syringyls.

La subérine
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    La subérine, un polymère lipidique naturel, est le composant le plus abondant dans les cellules du liège (Quercus suber). Elle joue un rôle de protection thermique et hydrique pour l’arbre. La composition de la subérine pour le cèdre du Liban est majoritairement des acides dibasiques et hydroxyacides monobasiques tels que l’acide hexadecane-1,16-dioïque et l’acide 16- hydroxyhexadecanoique. La structure de cette subérine diffère de celle du pin ou de l’épicéa par la nature des acides insaturés qui la composent. Le pin et l’épicéa possèdent des monomères de subérine principalement constitués d’acide insaturé en 18 carbones (l’acide hydroxyoctadécanoïque et l’acide octadécanedioïque). D’autres composants sont présents en petite quantité comme des alcools primaires à longue chaîne de carbone, des acides alcanoïques et des acides féruliques, (Matzke et Riederer, 1991; Graça et Santos, 2007; Pereira, 1988; Cordeiro et al., 1998). L’extraction de la subérine n’est pas facile et elle nécessite l’utilisation d’une action chimique. La subérine peut être extraite des écorces par un mélange eau/dioxane puis une purification de chaque fraction. La lignine étant soluble dans ce mélange, il est nécessaire de  procédé à une délignification préalable à l’extraction de la subérine. Le modèle le plus répandu de la subérine est basé sur un polymère de glycérol.

CLITOCYBE
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Joli Clitocybe phaeophtalma dans la cave d'un immeuble strasbourgeois
ANTRODIA
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Antrodia xantha sur les boiseries du cœur d'une église vosgienne
Tomentella terrestris
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Des raretés trouvent refuge dans les bâtiments

En effet, dans une villa strasbourgeoise, nous avons découvert une nouvelle espèce dans le bâtiment : Tomentella terrestris.

Ceci est d'autant plus curieux, que cette dernière est une espèce symbiotique, ou plus exactement mycorhizienne. C'est à dire qu'elle vit en symbiose avec les racines des arbres. En fait, des racines d'arbres du jardin adjacents se sont introduites dans la cave, le mycélium du champignon a pu former ses mycorhizes, et le champignon s'est déployé sur le mur humide.

Elle produit en outre des rhizomorphes, elle peut donc facilement être confondue avec le Coniophore des caves, qui arbore dans le bâti, des formes, tailles et couleurs très proches. Prudence donc !

Tomentella terrestris
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Description macroscopique

Basidiome entièrement résupiné, lâchement adhérent au substrat et formant des revêtements relativement épais, membraneux, densément feutrés s'étalant sur quelques centimètres. Surface hyméniale irrégulièrement bosselée, brun-rougeâtre à brun foncé, marge plus claire et indéterminée.
Présence de rhizomorphes fins, bruns à brun noir.

Description microscopique

Spores irrégulièrement arrondies, échinulées, brunes, 6-8 µm de  (sans les ornementations). Basides ventrues 60-90 x 10-20 µm, tétrasporiques, bouclées. Cystides absentes. Dans l'hyménium : nombreux éléments vésiculeux-clavés.
Système hyphal monomitique : hyphes à parois minces ou épaissies, brunâtres, larges de 4-5,5 µm, cloisonnées, bouclées, rhizomorphes épais de 50 µm  et colorés de brun foncé.

Amphinema byssoides
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On trouve aussi des espèces plus courantes dans la nature, mais très rares dans le bâti.

C'est le cas de Amphinema byssoides, une espèce plus ou moins humicole, formant un tapis sous feuilles dans la nature et s'étend sur tout ce qu'il rencontre.

On trouve généralement cette espèce à la face infère des bois tombés, souvent sur les places à feu, débris végétaux, fougères, mousses, humus, mais aussi sur les pierres, bois à feuilles et surtout à aiguilles. Elle vient tout au long de l'année, très commune et peu lignivore.

Elle reste cependant une grande rareté dans le bâti.

Amphinema byssoides
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Description macroscopique : 

Basidiome blanc, crème, jaune, ocre, entièrement résupiné, largement étalé en membrane molle, aranéeuse, séparable, crème, jaune, jaune de Naples, subochracé.

Hyménium à la fin subpelliculaire pulvérulent . Marge fibrilleuse, irrégulièrement frangée, pourvue de rhizomorphes bien visibles. Trame assez coriace, distincte.

Description microscopique :

Spores ovales, lisses, hyalines, uniguttulées, 4-5 x 2,5-3 µm. Basides clavées, tétrasporiques (également bisporiques). Cystides cylindriques, obtuses, à parois minces à épaisses, pourvues de 1-4 cloisons, bouclées légèrement incrustées vers le sommet.

Système hyphal monomitique : hyphes larges, minces à épaissies, bouclées.

ESPECES INVASIVES
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De nouvelles espèces nous envahissent, dans la nature, mais également dans le bâti.

    Nous venons d'identifier récemment, une nouvelle espèce américaine décrite seulement de 2003, sur une plaque de bois composite pour un coffrage de maçonnerie extérieur, à Cherbourg 50100. Il s'agit d'une espèce américaine d'Oreille de Judas Auricularia americana Parmasto & I. Parmasto ex Audet, Boulet & Sirard 2003. 

    Le basidiome mesure 2-7 cm de Ø, jusqu'à 10 cm de longueur et 4 cm ou plus en surplomb, en forme de bonnet latéral, coupe ou d'oreille, attaché au substrat par le centre ou par le bord, à face interne fertile cannelle, parfois couverte d'une pruine farineuse blanc grisâtre, à face externe stérile couverte de poils grisâtres, lisse et plus pâle, brune à brun olivâtre au début, plissée-ondulée et veinée, brun rougeâtre puis brun violacé avec l'âge, à marge aiguë, unie, irrégulière, ondulée à souvent lobée. La chair jusqu'à 0,5 cm d'épaisseur est caoutchouteuse-gélatineuse, souple, translucide, brun rougeâtre. L'odeur et la saveur sont indistinctes et la sporée est blanche.

    Macroscopiquement assez semblable à sa "cousine" européenne, cette "Oreille de Judas", ou mieux, cette Auriculaire, se différencie aisément microscopiquement par la présence d'excroissances bulbeuses, à paroi mince à légèrement épaissie, hyalines, gélatinisées, de 1-3,5 µm de Ø, à l'extrémité des hyphes génératrices. D'autre part les poils présents sur la face supérieure, se présentent comme des pointes ou des lances pointues, à parois très épaisses, hyalins, mesurant 39-217 x 4-8 µm de Ø à la base.

    Les spores sont allantoïdes, lisses, hyalines, de 12-17,5 x 4-6,5 µm. Les basides cylindriques, sont cloisonnées transversalement, tétrasporiques latérales, vermiformes de 45-95 x 4,6-6,5 µm difficiles à observer.

Gyrodontium sacchari
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Gyrodontium sacchari (Spreng.) Hjortstam 1995

Il s'agit d'une espèce que nous avons récoltée lors de notre séjour d'étude inventoriale de 2011, dans la forêt des nuages près de Chiang Rai en Thaïlande.

Elle est connue d'Australie et du continent américain. Désormais, cette espèce s'installe en France. Nous l'avons récoltée dans un appartement d'un immeuble parisien, (PARIS 4ème), suite à un dégât des eau, en janvier 2017. Elle a été identifiée également par un autre laboratoire dans le sud du pays. Il sera intéressant de suivre son évolution invasive, en France et en Europe.

Il est curieux de découvrir dans le bâtiment des espèces aussi rares, qu'on s’attend plus à découvrir dans la nature, que dans un appartement de la capitale française.

Perenniporia meridionalis
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Perenniporia meridionalisC. Decock et Stalpers 2004

Cette espèce colonise de plus en plus les bois d'oeuvre du bâti, surtout en extérieur, abouts de chevron, pannes, garde-corps, main courante, etc ; notamment dans l'ouest du pays, comme la Normandie, le Cotentin, la Bretagne.

Macroscopiquement assez proche du Fibropore de Vaillant (Fibroporia vaillantii) notamment dans le bâti où l'environnement et les conditions de vie sont particulières, le Perenniporia meridionalisproduit une pourriture fibreuse très active et assez dévastatrice à court terme. Le Fibroporia, comme les autres Antrodia, produisent quant à eux une pourriture cubique à gros pas très proche de celle causée par la Mérule. On note d'ailleurs une expansion assez remarquable du Fibropore dans le Sud du Massif Central et le Sud-ouest.


Recherches sur la sporulation des champignons
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    Spectre de sporulation de Tricholoma cingulatum obtenu en laboratoire, en l'absence de vent, d'électricité statique, de variation de température, émanation de chaleur ou d'humidité...

    Nos études portent sur les modes opératoires des différentes productions de spores, de leurs dispersions, de leur capacité à résister à différents types d'environnements, dont des environnements extrêmes (chaleur, froid, humidité, sécheresse, lumière ou obscurité, substrats, etc.).

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Briques champignon
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Et si on construisait des maisons en briques de champignons ?

    Un artiste et inventeur californien développe, depuis plusieurs années, un concept d'utilisation du mycélium (la partie végétative du champignon) pour construire des éléments d'intérieur. Le procédé, relativement simple, est peu gourmand en ressources, tandis que le matériau présente des caractéristiques intéressantes. 

    Et si les fourmis avaient tout compris en faisant pousser des champignons dans leurs fourmilières ?

    C'est ce que semble croire Phil Ross, un spécialiste américain des biomatériaux, qui a même développé la "mycotecture", croisement entre l'architecture et… le mycélium, la partie végétative filamenteuse des champignons. Selon lui, tout ce qui nous entoure - et en particulier les matériaux composites et plastiques - pourrait être remplacé par des éléments biologiques produits par ces organismes particuliers. Il envisage donc des applications variées dans l'industrie automobile, l'aérospatiale, la confection et même la construction. 

    D'autres sociétés américaines, comme Ecovative Design, avaient envisagé d'utiliser la culture contrôlée des champignons pour produire des panneaux isolants. Car le mycélium grandit vite - plus que le bois - et se contente de peu. En retour, il produit un biomatériau facile à contenir dans des moules - ce qui élimine toute opération d'usinage ultérieure - résistant et léger. Organisé en filaments, il consomme les nutriments de son environnement pour constituer un réseau toujours plus dense. Une vidéo de la société MycoWorks, fondée par Phil Ross, montre en quelques étapes, comment produire une brique organique à partir d'un échantillon de champignon prélevé dans la nature. 

    Léger, résistant et ininflammable

    Le milieu de culture initial est un gel d'agar-agar, issu d'algues rouges. Le tissu fongique y est placé pendant quelques jours, afin que les filaments de mycélium se reconstituent. Rappelons que la partie consommable des champignons - le sporophore - n'a qu'une durée de vie limitée, alors que le mycélium reste vivace dans le sol pendant des années. Pendant ce temps, il est recommandé de préparer un deuxième milieu, à partir de déchets agricoles, de sucre, de nourriture pour chat et de boisson énergisante.
Sur ce second substrat, le mycélium pourra prendre du volume sur une durée de 3 à 7 jours. La masse fongique, une fois retirée du récipient, est fractionnée en petits morceaux qui sont placés dans des moules aux formes variées. Les briques ainsi formées sont mises à sécher pendant une semaine. Durcies, elles sont placées dans un four classique, afin de tuer le micro-organisme : après cette dernière étape, les briques sont prêtes ! 

    Phil Ross met en avant des caractéristiques de résistance, de capacité d'absorption des chocs et déformations plus grande que les parpaings ou le
béton. Le matériau organique est également léger (moins dense que l'eau, il flotte), ininflammable, et il possède la capacité de fusionner avec lui-même en réalisant une soudure naturelle. De quoi produire des éléments d'intérieur (panneaux, tuiles, briques) mais aussi de l'ameublement. Les qualités
structurelles restent encore à démontrer, mais la réalisation de composites avec du bois est une piste prometteuse sur laquelle MycoWorks travaille. De là à imaginer des maisons organiques qui pousseraient comme des champignons, il n'y a qu'un pas !

source BATIACTU

pour obtenir Plus d'info

CHAMPIGNON / EAU
Vign_eau
Pas d'eau = Pas de champignon
RECHERCHES EN COURS
Vign_ouate
Évaluation et compréhension des mécanismes fongiques impliqués dans la dégradation du bois et ses dérivés. (Comme la cellulose).
PLEUROTUS
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Etude sur le processus de la dégradation de la lignine, par Pleurotus cornucopiae sur copeaux de Populus (Peuplier).
SERPULA LACRYMANS
Vign_serpula_cubique
Processus de dégradation de la cellulose par Serpula lacrymans sur bois de résineux, Pinus sylvestris.
TRAMETES VERSICOLOR
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Etude des activités enzymatiques lors de la croissance d'un champignon provoquant une pourriture blanche : Trametes versicolor sur hêtre Fagus sylvatica. Le processus de dégradation du bois se déroule en deux phases.

1 -  La première phase est caractérisée par une production d’activités laccases et peroxydases couplées à la dégradation de la lignine.

2 - La seconde phase correspond à la production d’activités hydrolytiques impliquées dans la dégradation des polysaccharides. Au début du processus de colonisation du bois, on observe une production d’activités laccases responsables de la dégradation des extractibles du bois, en particulier la catéchine, composés facilement identifiables dans les extraits du hêtre.

La présence d’un biocide comme le propiconazole provoque une forte induction d’activités chitinases lors du stade initial de la colonisation du bois. L’utilisation d’inhibiteurs de chitinases tels que la caféine permet de réduire la quantité du biocide nécessaire pour protéger le bois. La caféine et le rouge congo utilisé généralement pour l'identification des cellule microscopiques, un autre agent capable de perturber la mise en place des parois cellulaires du champignon ont un effet additif sur l’inhibition de la croissance de Trametes versicolor lorsqu’ils sont associés avec un biocide.

SPORULATION
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Etude des volumes de spores produits et capacité de dispersion de celles-ci dans le bâti ou à l'extérieur.
Mérule
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Nos études portent principalement sur les développements de la Mérule dans le bâti.

Ceci pourrait passer pour de l'ART-DECO, mais c'est loin d'être le cas, cette dernière étant dévastatrice et très virulente, avec des capacités à résister à un environnement pas forcément favorable encore méconnu.

GYMNOPILUS
Vign_Gymnopilus_suberis
La subérine vaincue par Gymnopilus suberis sur le Chêne liège.
Etude des mycéliums
Vign_Etude
Etude de la structure interne des mycéliums à tous les stades de développement
Bois lamellé-collé
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Etude de l'action enzymatique de Tapinella panuoides sur les structures en bois lamellé-collé. En effet, cette espèce semble s'être spécialisée ou au moins avoir une certaine prédilection pour la destruction des structures en lamellé-collé dans le bâti.
Mérule
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Etude sur la durée de vie des sporophores de mérule et leur capacité à produire les spores.
Macrolepiota procera
Vign_45a
Spectre de sporulation en laboratoire de Macrolepiota procera
Paxillus involutus
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Spectre de sporulation de Paxillus involutus
Amanita phalloides
Vign_72c
Spectre de sporulation obtenu en laboratoire d'Amanita phalloides
Amanite phalloïde
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Autre arabesque dessinée par une sporulation d'Amanite phalloïde
Pluteus sp
Vign_115a
Spectre de sporulation en laboratoire, d'un Pluteus sp
Clitocybe
Vign_156a
Spectre de sporulation d'un Clitocybe
Oudemansiella radicata
Vign_243a
Spectre de sporulation de Oudemansiella radicata
Paxillus involutus
Vign_62dec2
Sporulation de cinq spécimens de Paxillus involutus
Lepista flaccida
Vign_283u
Sporulation de Lepista flaccida
Clavariadelphus pistillaris
Vign_288a
Sporulation de la Clavaire en pilon
Cantharellus cibarius
Vign_187a
Sporulation de Cantharellus cibarius
Sparassis crispa
Vign_crispa4
Sporulation de Sparassis crispa
Vign_recherche
Briques de champignon
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Construction en briques de champignon
Mur en champignon
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Assemblage de briques de champignon
Modèles de briques
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Différents modèles de briques champignon
Champignon isolant
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Le champignon comme isolant ininflammable
Maladies fongiques Vigne
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Maladies fongiques de la Vigne

Les maladies du bois sont considérées comme très dommageables pour la pérennité du patrimoine viticole car les champignons responsables de ces maladies attaquent les organes pérennes de la vigne, provoquant à plus ou moins long terme la mort du cep. Dans le vignoble, elles se manifestent par différentes symptomatologies au niveau de la partie herbacée. Elles peuvent se caractériser par des formes plus ou moins sévères allant jusqu'à l‟apoplexie ou par des formes lentes conduisant à l‟affaiblissement progressif de la plante (perte de vigueur), pour aboutir à la mort d‟une de ses parties (coursons, bras), puis à sa totalité. Ces dernières s‟expriment soit par des zones nécrotiques sur les feuilles se traduisant par quelques taches ou par des zones beaucoup plus importantes donnant un aspect "tigré" à la feuille, soit par des rabougrissements de la végétation. Selon leur gravité ou la période pendant laquelle elles se manifestent, elles peuvent toucher les inflorescences ou les fruits. Ces derniers peuvent ne pas atteindre leur maturation, se dessécher ou encore prendre un aspect millerandé. Les fruits peuvent aussi se tacheter rendant ainsi non commercialisable les raisins de table. Il est également possible d‟observer la mort de la plante sans qu‟il y ait expression de symptômes visibles. Dans le bois, ces maladies se traduisent par différentes nécroses qui sont plus ou moins développées allant de quelques vaisseaux obstrués jusqu'à la formation de chancres. Le bois peut présenter différents aspects de dégradation.

Ces maladies peuvent toucher les jeunes plantations et les vignes plus âgées. Cet article fait le point sur leur symptomatologie et les agents qui y sont associés, ou qui en sont responsables. Les maladies (Pourridiés…) se caractérisant par une attaque du collet ou des racines pouvant se traduire par des symptômes similaires.

Tout échantillon de champignon ou de bois de vigne peut nous être adressé, afin d'identifier le pathogène.

La SEMHV étudie les espèces nouvelles comme Neonectria liriodendri sp. nov

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